L’Abrincate en silence radio jusqu’au 2 août 2006

9.07.06

En effet, l’Abrincate s’absente jusqu’à fin juillet,
pour s’immerger au “Pays des hommes intègres”,
expression qui est la traduction du nom “BURKINA-FASO”.

Tourisme ? Pas vraiment.
Faire le vide,
se taire,
regarder,
écouter,
rencontrer,
affronter d’autres raisonnements,
creuser derrière l’afro-pessimisme
et sortir du cirque médiatique occidental (ça, c’est l’aspect vacances…)

Reprise du blog le 2 août.


Coupe du monde de football

9.07.06

D’abord, une nouvelle de dernière minute :

Au procès de Saddam Hussein, la Cour pénètre dans la salle pour prononcer le verdict.
Saddam Hussein se lève. Le Président du Tribunal :
“Vous êtes condamné à la peine capitale. Vous serez exécuté demain matin à l’aube par un peloton de 4 tireurs : Ronaldo, Zidane, Figo et Buffone.”

Bon…

Comme tout un chacun, l’Abrincate a suivi la Coupe du Monde et en a retiré quelques impressions.

La Coupe du Monde, c’est une forme de mondialisation, un des rares endroits désormais où le patriotisme - qui n’est malheureusement pas toujours distinct du nationalisme - s’exprime d’une manière d’autant plus forte que chacun sait que cela n’engage à rien : c’est la “société du spectacle“, “à fond les watts“. Ce qui n’est pas forcément négatif, lorsqu’on se souvient que l’idée initiale des Jeux Olympiques consistait à cesser de se faire la guerre pendant les Jeux. D’où la notion de “trêve olympique“.

Avant de connaître le résultat de la finale, quelques réflexions en vrac :

L’Abrincate a :

- pensé que finalement, les équipes nationales, qui se préparent à l’évènement pendant plusieurs années, se divisent en 2 catégories : d’une part, les équipes qui font forte impression dès le début, mais qui perdent au bout de trois ou quatres matchs (par épuisement, qui inclut la pression psychologique croissante), et d’autre part, les équipes qui intégrent une tactique de profil bas (de type “service minimum”) dans les premiers matches et qui montent en puissance pour accèder aux quarts de finale, demi-finales et finale, ces trois dernières étapes étant à la merci d’un pénalty, justifié ou non.

- été intrigué, dans l’équipe de France, par la relation entre Domenech et Zidane. Il ne faut peut-être pas exclure que les rôles se soient spontanément répartis au fil des semaines : Domenech (le degré zéro du charisme) dans le rôle officiel, technique, logistique, de type “pilote de l’avion”, et Zidane dans le rôle du leader d’équipe, chef de cabine (“on vit ensemble, ou on meurt ensemble”). Si les Français gagnent la finale, on pourra parler d’un petit chef-d’oeuvre de gestion institutionnelle, dans la durée et dans l’improvisation, soumise dans un premier temps à un mépris généralisé (pas exclu que la “remontée” soit le résutlat d’un réflexe d’orgeuil collectif), suivie d’une pression incroyable sur les joueurs (ce qui les dope…).

- trouvé ridicule la décision du sélectionneur de l’équipe US qui a soudainement décidé de s’enfermer avec son équipe dans une base militaire américaine pour préparer le 3 ème match, afin que l’équipe se sente “plus en sécurité“. Pauvre type… rien compris. Se croyait à Bagdad.

- admiré l’organisation générale de l’évènement par l’Allemagne. Quasi-parfait. Ainsi que la qualité des retransmissions télévisées et surtout les ralentis des fautes, des “hors-jeu”, des arrêts de gardiens de but et des coups de pied arrêtés. Si quelqu’un n’a pas encore compris les règles du football…

Et pendant ce temps-là, à Gaza …