Le 19 septembre dernier, un Français ayant résidé comme chercheur scientifique pendant au moins deux décennies dans un pays d’Afrique a été condamné à 12 ans de réclusion criminelle par la Cour d’Assises des Hauts-de Seine pour viols sur mineurs. Déjà, il y a deux ans, la même Cour d’Assises avait condamné un prêtre, très médiatique, à huit ans de prison pour la même qualification criminelle.
Deux cas, parmi tant d’autres, de ces personnages qui se sont construit, patiemment, des statues de bienfaiteurs humanitaires tout en profitant de ce "prestige" pour violer des mineurs dans leurs domiciles respectifs. Pendant des années…
Une différence de taille entre les deux cas : l’un, le prêtre, niait tout, tandis que le chercheur n’avouait que les actes qui étaient prescrits… le chercheur ayant été le président du Comité de soutien lors du procès précédent du prêtre, raison pour laquelle il était venu témoigner en sa faveur, mais avec les menottes au poignet, puisqu’il avait été arrêté quelques semaines auparavant pour les mêmes faits…
Pitoyable…
Dans les deux cas, l’enquête et les débats ont révélé plusieurs données fondamentales qu’il importe de connaître pour travailler sur la prévention et la détection de ces crimes :
- ces personnes agissent, soit dans le cadre de leur action publique, soit en marge de leur profession, c’est à dire bénévolement, au service des déshérités, et notamment des jeunes et prennent prétexte de leur action "humanitaire" pour accéder facilement et quotidiennement aux jeunes ;
- mais cela n’est possible – et durable – qu’en se construisant patiemment un réseau de relations personnelles et professionnelles, de façon que le maximum de gens leur soient "redevables de quelque chose". Ainsi, en face de suspicions, ou de malaises des interlocuteurs sur le comportement de ces personnes, ces gens mettent dans la balance ce qu’ils soupçonnent sans preuve avec ce dont ils bénéficient grâce à cette action.
Et d’abord de l’argent : on ferme les yeux sur ce dont il est difficile d’obtenir des preuves et des témoignages "quand on sait le bien qu’ils font et l’argent qu’ils apportent d’Europe"…
Le chercheur avait d’ailleurs réussi à se faire nommer tuteur de 9 jeunes garçons des rues, pour toucher les indemnités…
Quant à l’ambassadeur de France (il y a 20 ans) du pays de résidence d’un des condamnés, son témoignage au procès était lumineux : " quand on est ambassadeur, on a d’autres chats à fouetter" (sic).
Au-delà des traumatismes vécus par les victimes, quelques réflexions s’imposent :
- que dit-on dans l’opinion publique européenne lorsqu’un étranger viole un enfant sur sol européen ?
- plus la statue humanitaire est haute, plus il y a de démons à l’intérieur…
- ces comportements criminels ne sont-ils pas des restes d’une perception coloniale des pays d’Afrique ? Ces pays sont indépendants, mais avec l’argent qui afflue d’Europe, dans le cadre de la coopération, publique ou privée, on se permet de considérer les jeunes ou les enfants – ou les femmes – comme des propriétés privées avec lesquels on s’autorise des actes qu’on ne se permettrait pas dans son pays d’origine. Dans toutes ces procédures judiciaires concernant des expatriés, l’élément de racisme est souvent négligé.
- comment s’étonner que dans certains milieux de la nouvelle génération africaine, certains éléments extrêmistes tiennent désormais un discours radical sur l’hypocrisie des droits des l’homme ou des droits de l’enfant, comme étant une volonté d’imposer des normes occidentales sur le reste du monde, alors que le comportement privé de certains expatriés européens (résidents ou touristes) est en contradiction totale avec leur discours "humanitaire universel" ?
Il ne s’agit pas d’idéaliser les pays pauvres – ou ce qu’on appelait autrefois le "tiers monde", qui n’est pas en reste sur le plan des violations des droits humains, y compris des viols sur mineurs par des nationaux – mais en quoi un crime en justifierait-il un autre, surtout lorsqu’on enrobe ce dernier dans un charabia humanitaire ?
Le chercheur disait, pour sa défense, qu’"on ne sort pas ces jeunes de la rue sans affection ni tendresse"…
Il avait aussi affirmé en 2005 qu’un enfant qui acceptait des relations sexuelles "parce qu’il avait faim n’était pas un enfant violé". Le "chercheur" aurait-il donc inventé la molécule de la "pédophilie humanitaire" ?
Pauvre type…
Les autorités, nationales ou étrangères, sont accaparées par la lutte contre la criminalité internationale ? Par la lutte contre le terrorisme ?
Quand on sait que ces individus, poursuivis par seulement deux ou trois victimes qui ont déposé plainte, sont restés parfois des décennies à résider ou à voyager en Afrique (ou ailleurs), vous imaginez le nombre d’enfants victimes ?
N’est-ce pas une forme de criminalité organisée et de terrorisme que de violer des centaines d’enfants ? Le chercheur affirmait, lors de l’enquête judiciaire, avoir "accueilli" successivement "environ 500 enfants" chez lui pendant une quinzaine d’années…
Finalement, on se dit que puisque l’Assemblée Nationale Française, ce même 19 septembre, a adopté, en nocturne, la nouvelle clause sur les tests ADN exigés des candidats au regroupement familial vers la France, on pourrait suggérer aux pays africains d’exiger des empreintes génétiques dans tous les dossiers de demandes de visas pour futurs résidents en Afrique…
Vous imaginez le scandale ?

il y a aussi la dimension "religieuse" à prendre en compte !!! c’est aussi un bon moyen de se donner et bonne conscience et une protection !
pour vivre une situation incestueuse ( ce n’est pas tout à fait la même problèmatique, mais il y a des concordances !) ds ma famille, sur ma fille chérie et ses autres petites filles et une de mes soeurs enfant, par mon propre père …
professeur émérite, officier des palmesacadémiques, catholique pratiquant, donateurs de moults associations …. l’impact d’une pratique religieuse est immense !!! et certains de dire " il n’a pas fait que des choses mal ds sa vie !"
[...] ou encore : “Arche de Zoé : la désobéissance civile par le mensonge ?” ou encore : ” Des rats dans la Françafrique “ et enfin : ” Loi africaine sur l’immigration des ressortissants français [...]