D’une ville qui, créée en 1760 par les Britanniques, dispose d’un centre historique (avec un fronton qui témoigne d’une influence gréco-romaine ?) …

… sillonnée de petites ruelles propres, qui pourraient être celles de petits ports grecs ou portugais…

… on passe, en quelques minutes de métro, à l’enfer d’une agglomération de près de 15 millions d’habitants…
… agrémentée d’une campagne électorale très animée (les communistes risquent de perdre, dans l’Etat du Ouest-Bengale, un pouvoir détenu depuis 35 ans) – où l’on voit que l’écriture bengalie consiste à écrire, non pas sur la ligne, mais en accrochant les lettres en-dessous à la ligne, (comme pour faire sécher du linge…)
Contrairement à l’image trop réductrice de cette ville (où il n’y a pas plus de touristes qu’il y a 30 ans…) beaucoup de quartiers sont très animés, parcourus en permannce par une population très industrieuse, malgré une misère à grande échelle toujours présente (perceptible surtout la nuit) mais laissée à l’écart du centre-ville…
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Il s’y trouve aussi parmi les plus beaux hôtels imaginables, comme le Taj Bengal, véritable cathédrale (mais peu de monde, à ces tarifs-là…) :
… où des artistes s’exécutent devant des oeuvres d’art régional parfois spectaculaires :
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Au détour d’une rue de la vieille ville, dans le quartier de Kumartuli, des artisans fabriquent les statues pour la fête de Puja :
… qui seront exposées, par dizaines de milliers dans tous les quartiers de la ville, riches ou pauvres, à la vue et au recueillement des passants à chaque coin de rue :
… pour ensuite être, le dernier soir, à la tombée de la nuit, jetées dans le fleuve Hoogly, affluent du Gange, à grands renfort de festivités, de chants et d’orchestres de rues :
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Calcutta est aussi la "ville-monde" des "Missionnaires de la Charité" de Mère Teresa, dont la tombe est honorée par les visiteurs toute la journée (c’est même un des rares endroits de la ville où l’on rencontre des "vrais touristes"), avec sur la tombe la mention : " Do small things with great love" – "Faites des petites choses avec beaucoup d’amour")
Au centre d’accueil des enfants abandonnés, la section des nouveaux-nés prépare les enfants pour l’adoption, nationale et internationale :
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Dans les nombreuses salles de l’Indian Museum de Calcutta,
on y croise ce visage de Bouddha :
… et quelques masques traditionnels du Bengale, de l’Orissa, et de l’Assam (trois Etats de l’est de l’Inde) :
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Retour "en ville" :
… avec, au détour d’une rue adjacente, un marché aux fleurs :
Pour l’anecdote, dans le quotidien local , "The Statesman" du 8.02.2011, cette annonce dans la page " Loisirs " : une invitation à une dégustation de vins français, dans la catégorie "Vie nocturne" (les lecteurs de ce billet de blog qui comprennent ce que signifie l’expression : " to enthrall the connoisseurs" sont priés de nous l’expliquer dans les commentaires ci-dessous…)
On ne peut terminer ce bref aperçu sans le sourire bengali qui s’impose :
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PS No 1 : Sur les surprenantes analogies entre les histoires respectives des deux villes Calcutta et St Pétersbourg, voir le billet précédent de ce blog :
" De Calcutta à St Pétersbourg …et retour "
PS No 2 : Sur le leader communiste du Ouest-Bengal, décédé récemment :
" Hommage à Jyoti Basu "
PS No 3 : Toutes les photos de ce billet ont été prises par l’Abrincate
dans la semaine du 4 au 12 février 2011.




















Alors "enthrall the connoisseurs" je pense que ça veut dire littéralement "envoûter les connaisseurs" …
alors j’imagine qu’ils ont vraiment dû forcer la porte de la cave pour cette occasion comme on casse sa tirelire … j’en ai l’eau à la bouche !