Elections suisses : suites… (sic)

2.11.11

Depuis les élections générales du 23 octobre dernier, le bon peuple vaudois a appris dans la semaine qui a suivi l’élection du Parlement :

- que Novartis, multinationale pharmaceutique, va supprimer 320 emplois dans le Canton de Vaud (sur 760 suppressions dans toute la Suisse);

- que Kudelski va supprimer une centaine d’emplois à Cheseaux (banlieue de Lausanne);

- que le Crédit Suisse va supprimer 1 500 postes (après les 2000 suppressions déjà annoncés en juillet dernier), en se plaignant de la “ réglementation croissante “, tout en annonçant ”  l”afflux net de capitaux au niveau du groupe (de) 7,1 milliards et (de) 7,4 milliards de francs dans la banque privée. Dans la gestion d’actifs, Credit Suisse a enregistré des rentrées de 200 millions. Les analystes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur des afflux nets de 9,23 milliards dans la banque privée et de 2,64 milliards dans la gestion d’actifs.” (etc,etc…) – Source “Le Figaro”

Cette litanie, qui va continuer, laisse un goût étrange
de stratégie de communication
qui pourrait se résumer ainsi :

” Maintenant que vous avez bien voté
pour nos lobbyistes au Parlement,
nous pouvons vous licencier.”

       Source photo                                               

       


Banquiers ou banqsters ?

1.10.11

               Mr Kweku ADOBOLI, trader d’origine ghanéenne, employé depuis 2006 à l’Union de Banques Suisses (UBS) a été inculpé. à Londres, le 16 septembre  d’ « abus de position », « de faux en écriture » et de « fraudes comptables » et d’avoir ainsi fait perdre plus de 2 milliards de dollars à la banque. Celle-ci annonce la probabilité d’une perte globale de son exercice du premier semestre uniquement à cause de cette fraude.

               Dans ” Le Monde ” du 17 septembre 2011(page 17), il est expliqué que ce trader ” travaillait à l’élaboration de produits financiers pour des ETF (Exchange Traded Funds), ces fonds qui imitent les performances d’un indice boursier, d’une manière première ou d’une monnaie.”

                Dans la litanie des scandales boursiers et bancaires, on s’habitue à tout, sauf à avoir chaque fois la confirmation que les produits dérivés et autres fariboles de l’ingéniérie financière ne sont en réalité – si l’on peut dire - que de la création de fausse monnaie (“imitation”, simulation”,etc…”) par les banques elles-mêmes.

               Il nous reste à espérer qu’élaborer des produits financiers en ” imitant les indices d’une matière première” ne consiste pas à spéculer sur les prix d’achats de denrées de première nécessité alimentaire et donc directement sur les prix payés aux paysans des pays pauvres

               Mais attendez ! Chaque découverte en son temps…

Source photo :  nouveau bimensuel suis :  LA CITE (Genève) – Dessinateur : NOYAU


Iran : l’âge de la “majorité criminelle”

1.10.11

L’Iran vient à nouveau de commettre
un crime d’Etat, illégal
et surtout pitoyable dans son argumentaire.
Qu’on en juge :

                 ” L’Iran a procédé le mercredi 21 septembre 2011 à la pendaison d’un mineur de 17 ans, Alireza Molla-Soltani, condamné à mort pour avoir tué un athlète connu comme “l’homme le plus fort d’Iran“.

                 ” Une foule nombreuse s’était rassemblée pour assister à la pendaison de l’adolescent, et les forces de sécurité ont été déployées pour “s’assurer que la sentence a été exécutée en douceur“(Agence de Presse officielle Irna).(…)

                  Condamné à mort pour avoir poignardé à mort l’haltérophile Ruhollah Dadashi à la mi-juillet. L’adolescent a expliqué au tribunal qu’il avait agi en légitime défense  après que Dadashi l’ait frappé au visage et jeté contre une voiture après un accrochage de la circulation.

                  Amnesty International a essayé d’en appeler aux autorités iraniennes arguant que la Convention relative aux droits de l’enfant (que l’Iran a ratifiée) interdit la peine capitale pour les mineurs de moins de 18 ans.

                  Le porte-parole du Procureur a répondu en affirmant que Molla-Soltani avait  atteint la ” majorité religieuse(sic). Le calendrier lunaire islamique ayant 11 jours de moins que le calendrier international, le condamné s’est retrouvé avoir plus de 18 ans lunaires, et a donc été considéré comme “majeur, donc pendable(sic).(…)
La presse était présente à l’exécution et a tenté de recueillir les dernières paroles du supplicié.”

Source :
http://www.dombosco.fr/article-l-iran-pend-un-mineur-84891831.html

Source photo

               Les juges iraniens, bien avancés dans l’âge de la “majorité criminelle”, oublient sciemment (et sont payés pour ça…) ce que tout le monde sait : l’interdiction de la peine de mort est interdite pour les mineurs au moment des faits pour lesquels ils sont jugés. Donc le charabia du “calendrier lunaire”, permettant de pendre un mineur juste après sa majorité, serait une aimable plaisanterie si elle n’avait servi à justifier cette forfaiture (“crime commis par un magistrat“).

              Au-delà de ces faits (récurrents), on sait que ces crimes d’Etat ne sont, en Iran, que le symptôme des rapports de force entre factions politico-religieuses – qui se moquent éperdument de religion - pour se partager les magots du pétrole et du trafic de drogue.

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‘I call again on the Iranian authorities to end these inhumane practices.’Along with China, Saudi Arabia and the United States, Iran has one of the highest numbers of executions each year.The latest hanging brings to 202 the number of executions reported in Iran so far this year, according to an AFP tally based on media and official reports.Iranian media reported 179 hangings last year but international human rights groups say the actual number was much higher, ranking the Islamic republic second only to China in the number of people it executed in 2010.Tehran says the death penalty is essential to maintain law and order, and that it is applied only after exhaustive judicial proceedings.

Britain’s Foreign Office Minister Alistair Burt – September 2011

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Au lendemain de l’exécution d’un meurtrier à Guernesey,
Victor Hugo écrit une lettre de protestation
au  Ministre britannique Lord Palmerston,
dans laquelle il mentionne :

Nous habitons, vous et moi, l’infiniment petit.
Je ne suis qu’un proscrit et vous n’êtes qu’un ministre.
Je suis de la cendre, vous êtes de la poussière.
D’atome à atome on peut se parler.
On peut, d’un néant à l’autre, se dire des vérités.”

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Et lorsqu’ Edmond KAISER,
fondateur de Terre des hommes,
dit à un journaliste : ” Vous savez, je ne suis rien…”

le journaliste lui répond :

Oui, Monsieur Edmond Kaiser, vous n’êtes rien.
Je ne voudrais pas vous contredire.
Mais, vous au moins,
vous êtes toujours là où il faut…. »


Enfants kamikazes : l’infamie absolue

3.09.11

Selon l’agence de presse Belga (Belgique)
24 Août 2011 – 18h08 -

” Afghanistan: Karzaï rencontre des enfants kamikazes  

            Le président afghan Hamid Karzaï s’est entretenu mercredi, devant la presse, avec un groupe d’enfants et adolescents, formés par les insurgés à devenir kamikazes, dont le plus jeune âgé de sept ans.
            Chacun de ses jeunes a été recruté individuellement par les insurgés talibans, le plus souvent dans des écoles religieuses et se sont vus promettre le paradis s’ils se faisaient exploser, a indiqué un communiqué de la présidence afghane. Tous ont été arrêtés ou se sont rendus avant d’avoir pu mener leur tentative d’attentat à bien et étaient depuis entre les mains des services secrets afghans.

 
Afghanistan: Karzaï rencontre des enfants kamikazes
Source photo
 
            Yasin, 17 ans, a raconté que des talibans, venus lui rendre visite dans sa madrassa du Pakistan, lui ont dit: “Va mener un attentat suicide, tu iras au paradis, ils y aura des vierges, des érudits, notre prophète“.
            Les talibans ont assuré à Gul Khan, un garçon de 12 ans, qu’il survivrait à l’attentat. “Ils m’ont dit : quand tu t’approches des étrangers, fais se toucher ces deux fils. La bombe tuera les étrangers, mais toi tu survivras.”, a-t-il expliqué.
            Selon les responsables afghans, les talibans recrutent pour leur attentats-suicide de plus en plus d’enfants, faciles à embrigader et difficiles à repérer pour les forces de sécurité, et les droguent parfois. ”
 
******* 
 
Une bonne fois pour toutes :
 
        Ce genre de mobilisation de mineurs par motivation psychologique et religieuse pour le suicide dans un conflit armé n’est pas une question de confrontation des visions occidentales et non occidentales des droits humains. On est immédiatement dans le champ d’application du Statut de la Cour Pénale Internationale, dont il faut rappeler que la saisine est possible par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, y compris pour des faits par ou dans des pays qui n’ont pas ratifié le statut de Rome qui a fondé la CPI :
 
 Article 8 : Crime de guerre  : 
      1. La Cour a compétence à l’égard des crimes de guerre, en particulier lorsque ces crimes s’inscrivent dans le cadre d’un plan ou une politique ou lorsqu’ils font partie d’une série de crimes analogues commis sur une grande échelle.2. Aux fins du Statut, on entend par «crimes de guerre» :  (…)
         vii) Le fait de procéder à la conscription ou à l’enrôlement d’enfants de moins de 15 ans dans les forces armées ou dans des groupes armés ou de les faire participer activement à des hostilités; (…)
 
            Sans oublier que le recrutement, la motivation et l’envoi planifiés de mineurs à la mort équivaut juridiquement à la peine de mort pour des êtres humains qui ont, de jure, une capacité relative de discernement , d’expression et de se défendre, alors qu’ils n’ont commis aucun délit ou crime justifiant ce qui est une exécution capitale.
           Cette “peine de mort” est décidée, programmée, planifiée et contrainte, prononcée par des adultes stratéges – conscients des enjeux –  qui ne s’appliqueraient jamais à eux-mêmes la motivation qu’ils attendent de mineurs d’âge. D’où l’application inévitable des articles suivants des mêmes statuts de la CPI :
 
Article 6: CRIME DE GÉNOCIDE
(…)
    a) Meurtre de membres du groupe;
    b) Atteinte grave à l’intégrité physique ou mentale de membres du groupe;
    c) Soumission intentionnelle du groupe à des conditions d’existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle;(…)
 
Article 7 : CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ

    1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre l’humanité l’un des actes ci-après commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre une population civile et en connaissance de cette attaque :
     
a) Meurtre;
     b) Extermination;
     c) Réduction en esclavage;(…)
      i) Disparitions forcées; (…)
 

Le bon sens, c’est probablement trop compliqué

11.07.11

Lu dans le quotidien suisse ” 20 Minutes”
du 05.07.2011

Pédophile condamné,
confirmé dans sa fonction d’enseignant”

           « Un enseignant d’école primaire (Canton de Soleure) a été reconnu coupable, en juin (2011), de détention d’images pédopornograhiques. L’homme possédait 171 fichiers de ce type, téléchargés sur le Net et stockés sur son disque dur. Le prof détenait aussi des clichés mettant en scène des excréments humains. Il a été condamné à 60 jours-amende à 170 francs soit une somme de 10 200 francs suisses. Il a obtenu un sursis de 4 ans.

            Malgré ce verdict, les autorités scolaires n’auront pas accès à davantage d’informations sur l’identité du condamné.(…) « La situation entraîne une suspicion générale envers l’ensemble des enseignants du canton. »(…) ” Le directeur des Services de psychologie scolaire du canton exprime son « dégoût ». (…) « L’inquiétude monte naturellement parmi les parents d’élèves ».(…) « Le Directeur des écoles publiques veut prendre des « mesures appropriées. »(…) « Le Conseil d’Etat (gouvernement cantonal) veut mette un terme à ce vide juridique. Un projet de loi est déjà devant le Parlement. »

Le Tribunal aurait-il pu, ou dû, prononcer une interdiction professionnelle de travailler avec des enfants ? Le Code Pénal suisse répond par l’Article 67 :  

,” 1 Si l’auteur a commis un crime ou un délit dans l’exercice d’une profession, d’une industrie ou d’un commerce et qu’il a été condamné pour cette infraction à une peine privative de liberté de plus de six mois ou à une peine pécuniaire de plus de 180 jours-amende, le juge peut lui interdire totalement ou partiellement l’exercice de cette activité ou d’activités comparables pour une durée de six mois à cinq ans s’il y a lieu de craindre de nouveaux abus.”

Comme la peine infligée n’entre pas dans le champ d’application de l’Article 67, l’infraction commise n’implique pas automatiquement une interdiction d’exercer dès lors que ” les risques d’abus ne toucheraient pas directement les élèves”. Ce point mérite d’être discuté : en effet, toutes les enquêtes judiciaires concernant des pédophiles révèlent, quasiment sans exception, qu’ils disposaient à leur domicile de centaines, parfois de milliers de photos, magazines et vidéos pédophiles (et parfois c’est la découverte de ces stocks qui a permis d’engager des poursuites qui ont ultérieurement révélé que des actes pédophiles avaient été commis…puisque filmés par l’auteur lui-même).

On peut souhaiter “réserver” le terme de “pédophiles” aux auteurs d’actes attentant à l’intégrité physique des mineurs et le refuser pour des amateurs de téléchargement de pédopornographie, car tous ces amateurs “ne passent pas aux actes” - de même qu’on ne peut pas déduire que toutes les victimes d’abus sexuels deviendront abuseurs, sous prétexte que tous les abuseurs ont été victimes d’abus dans leur enfance.

Mais on peut tout de même s’interroger sur le fait qu’on peut condamner un individu pour téléchargement de videos pédo-pornographiques et dissimuler son identité et ainsi nier – faire l’autruche – qu’il y ait un quelconque risque sur les enfants dont cet individu a fait sa carrière professionnelle.

Que vaut une condamnation “au nom du peuple” si l’anonymat du condamné est absolu ? La jurisprudence répond qu’” une interdiction professionnelle serait disproportionnée, car l’intérêt du condamné au respect de sa sphère privée prévaut sur les intérêts publics de la collectivité, dans le mesure où la détention de documents n’atteint pas directement la collectivité.
On croit rêver : la détention de videos pédo-pornographiques ne présenterait aucun risque pour les enfants dont cet individu partage la responsabilité éducative ?

                                                                                 **********

         Supposons que la justice ait de bonnes raisons de s’en tenir à ces stricts principes, il est, sur une situation de ce genre, une autre source de décision relevant de l’administration scolaire et non pas de la justice :

 ” Un enseignant condamné pour actes d’ordre pédophile ne pourra plus pratiquer son métier en Suisse. Depuis le 1 er janvier, les cantons disposent en effet d’une « liste noire » des personnes à qui une autorité scolaire a retiré le droit d’enseigner.

Jusqu’ici, un enseignant licencié dans un canton pour motifs graves pouvait, théoriquement, retrouver une classe le plus simplement du monde. Il lui suffisait de changer de canton et de maquiller son curriculum vitae. (…) Depuis le 1 er janvier, les cantons peuvent transmettre à la  Conférence suisse des directeurs de l’Instruction publique (CDIP) les noms d’enseignants interdits de pratique. Cette liste (…) sera consultable par les autorités scolaires de tous les cantons. Le but est de protéger les élèves d’éventuels abus sexuels. 
        Rappelons qu’un enseignant peut se voir retirer son droit d’exercer, au niveau cantonal, pour des motifs graves. Ces motifs peuvent concerner des actes à caractère pédophile, mais aussi tout autre agissement pénalement répréhensible, comme la maltraitance. Le canton qui retire à l’un de ses enseignants le droit de pratiquer communiquera cette décision à la CDIP, mais sans préciser le motif de l’interdiction. La CDIP, qui ignore les motifs du retrait, saisit alors le nom de cette personne, le type de diplôme, la date de la décision de retirer le droit d’enseigner et sa durée. La personne concernée est ensuite informée de cette saisie. Cette procédure respecte les obligations légales en matière de protection des données, souligne la CDIP.
      (…)  Lorsqu’un enseignant présentera sa candidature dans un canton, celui-ci pourra donc s’adresser par écrit à la CDIP, dont le service juridique dira si oui ou non la personne en question dispose du droit d’enseigner.
             L’enregistrement de données personnelles en lien avec le retrait du droit d’enseigner aide le pouvoir public à remplir les tâches qui lui incombent. Les autorités scolaires ont l’obligation de s’assurer, avant d’engager un enseignant, que celui-ci dispose du droit d’exercer cette profession. L’intérêt public enfin réside dans la protection de l’institution qu’est l’école ainsi que des enfants et des jeunes qui lui sont confiés, ajoute la CDIP.”
              Article paru dans “La Tribune de Genève” le 07.02.2004

              Autrement dit, les autorités scolaires et administratives cantonales diposent de la possibilité de licencier, de muter à des fonctions hors contact avec les enfants - ou de ne pas recruter – un enseignant condamné pour détention de videos pédo-prnographiques, même si la Justice n’a pas prononcé d’interdiction professionnelle. Il suffirait que la CDIP élargisse le motif de fichage intercantonal aux condamnations de la détention de matériels pédo-pornograhiques, et pas seulement à la commission d’actes pédophiles.

               Pourquoi est-ce donc devenu illégal de télécharger des videos pédo-pornographiques, sinon parce que leur possession – leur achat – est assimilée à la complicité des crimes visionnés ? Sinon pour contribuer à la prévention des actes pédophiles ?
Pourquoi est-il interdit de communiquer à un directeur d’école qu’un de ses enseignants a été condamné pour cette forme de complicité de crimes sur mineurs ?

              La protection des données vis à vis du grand-public est concevable, mais il n’est pas admissible qu’un directeur d’école, dans ses recrutements, ne puisse avoir la garantie que les candidats n’ont aucun antécédent judiciaire en lien avec la protection des enfants.
              La protection des enseignants passe-t-elle avant celle des enfants dont ils ont la charge ?
Le bon sens serait-il plus compliqué que le droit ?

                                                                                  ***********

Voir aussi l’extrait du Téléjournal de la Télévision Suisse Romande du 23.08.2004


Pendant la mort, les affaires continuent

3.06.11

Dans le “Canard Enchaîné”  du mercredi 1 er juin 2011, un article sur l’intervention en Lybie se termine ainsi :

(…) ” Des avions français ont mis hors d’état de nuire, dans les ports de Tripoli et Syrte, sept patrouilleurs lybiens. Ces bateaux de 310 tonnes, du type “Combattante II”, avaient été livrés à Khadafi par les Chantiers de Cherbourg au début des années 80. Et ils étaient équipés de missiles anti-navires Otomat conçus par Matra. Bien joué. Ainsi la future marine lybienne et démocratique pourra, on l’espère, passer toutes ses commandes à la France. Ce serait de bonne guerre.”(J.C.)

La guerre, ça sert donc à vendre des armes à des pays qu’on bombarde en attendant que les nouvelles commandes arrivent de la nouvelle équipe au pouvoir … qu’on a aidé en détruisant ce qu’on avait vendu au régime précédent…

Rien ne vaut donc une guerre pour garantir l’emploi durable… 
Combien de civils lybiens sont morts sous les bombes des avions venus… protéger les civils ?

Ce jeudi 2 juin, tandis que 600 réfugiés étaient secourus, 270 autres, venus de Lybie, sont morts noyés au large des côtes tunisiennes, dans les bousculades pour monter à bord des canots de sauvetage  dépêchés par les autorités, à 36 kms des côtes, puisque leur bateau de pêche était tombé en panne.
Selon un bilan de l’ONU au moins 1200 personnes ayant tenté de fuir par bateau les vilences en Lybie sont mortes ou portées disparues.

Dans tout le charabia politique européen sur les “risques d’invasion”, y aurait-il une voix  un peu plus haute que les autres, pour prendre un coup de colère et dire que si l’ intervention en Lybie consiste à protéger les civils, ces milliers de personnes qui fuient la Lybie, au risque de leur vie et après avoir épuisé toutes leurs maigres économies, en sachant qu’ils ont “un risque sur deux” d’y mourir noyé dans l’anonymat le plus total … sont aussi des civils qu’il faudrait protéger du conflit ?

Extrait du communiqué de presse de “France-Terre d’asile” du 3 juin 2011 :

(…) ” Nous savons que chaque jour des hommes, des femmes, des enfants meurent en Méditerranée – 1500 – 2000 – 3000 – on ne sait plus très bien.  Nous savons et nous nous taisons.

Le silence et l’indifférence de l’Europe deviennent une non assistance à réfugiés en danger.  Les pays de la coalition sont entrés en guerre autour du concept de protection des populations civiles. En quoi ce concept de protection ne concernerait-il pas les hommes et les femmes qui fuient le chaos libyen et qui tentent de rejoindre l’Europe pour sauver leur peau ? 

Comme si nous ne savions pas que la machine à fabriquer des réfugiés, des sans papiers, des naufragés, augmente chaque jour au rythme des bombardements  et de la poursuite de la guerre. Est-il encore possible d’imaginer un sursaut moral de l’Europe, d’imaginer que les navires de l’Otan, que les forces navales françaises et italiennes, que l’agence Frontex mettent d’abord leurs moyens en œuvre pour sauver des vies et non pour se protéger des migrants et des réfugiés ?


Démocratie occidentale exemplaire

3.06.11

Sepp BLATTER, réélu – seul candidat …-  
comme Président de la Fédération Internationale de Football (FIFA),
association suisse à but non lucratif… comme chacun sait.

Source photo


La violence pour lutter contre la violence ?

27.05.11

Dans le quotidien suisse “Le Matin” daté du 20.05.11, un article présente l’action d’une association Face à face qui organise pour des jeunes ayant commis des actes de violence , “sur demande du Tribunal des Mineurs ou envoyés par leurs parents” des rencontres avec  des garde-frontières genevois “afin d’être confrontés aux différents stades de la violence dans le but de leur faire comprendre où se situe la limite.”

            ” D’abord on leur présente toute une série d’armes et d’accessoires. Cela va du couteau en plastique à la mitraillette, en passant par le gilet pare-balles.”
On leur montre ” un panel d’armes allant de la non-létale à celle qui peut tuer d’un seul coup.(…) Nous tenons à leur montrer la différence entre le virtuel et le monde réel.”

On passe alors à l’action.

Vêtu d’un gilet pare-balles et d’un casque, un garçon de 16 ans fait mine de provoquer les agents. Ils sont armés, le somment de jeter son arme, une fois, deux fois, il fait mine d’agresser les garde-frontières, ceux-ci finissent par tirer avec des balles en plastique de couleur. Si c’est l’exercice qui a clairement le plus amusé la galerie (sic), il est d’une violence extrême. Non pas du fait que les agents tirent sur les jeunes, car bien entendu tout est encadré et conçu de sorte à ne traumatiser personne(sic), mais pour ce qu’il implique : ”(…) ” ils ne se rendent pas compte qu’en deux minutes ils peuvent tuer quelqu’un.”

              “Allez on prend une pause et on va voir le chien.(…)
Un à un, les adolescents s’installent alors dans le noir, dissimulés derrière une table, en compagnie d’un expert en race canine. Ils jouent les cambrioleurs planqués. Le maître-chien lance “Paco” et celui-ci trouve le pseudo-voleur, en aboyant à faire frémir les plus courageux. Tandis que les garçons jouent les durs, les deux filles en ressortent passablement secouées.”(…)

               ” Tout cela est notre contribution à rendre peut-être (sic) le monde meilleur.”, conclut l’adjudant B.

Voilà donc comment une société parle à ses jeunes les plus violents.
Si cette méthode est réellement efficace (comment la police l’évalue-t-elle ?) alors il faut arrêter de nous raconter que les séries télévisées quo-ti-dien-nes ou les films du genre “Orange Mécanique” incitent les jeunes à la violence…
Comment se fait-il que tous les soirs – sans exception – sur les plus grandes chaînes de télévision soit disant ”généralistes”, soit en prime time, soit en seconde partie de soirée, il n’est question que de crimes, d’experts, d’examens médico-légaux, de ” Faites entrer l’accusé “, avec tous les détails physiques et psychologiques des criminels, des victimes, des témoins, des rescapés ?

On pourrait aussi se demander comment la société la plus riche du monde (hormis les pays pétroliers) peut-elle concevoir que ces méthodes sont les seules susceptibles d’”éradiquer” la violence ?
D’autres méthodes appliquées ces dernières années posent d’une certaine manière la question : à quoi ça sert d’être le pays le plus riche du monde si c’est pour en arriver là ?

Voir le précédent billet de ce blog : ” Enfants et confettis “propres en ordre”, s.v.p…”


Mr DSK entre “Wall Street” et “Ground Zéro”…

23.05.11

Monsieur DSK emménage
entre “Wall Street” et  ”Ground Zéro”,

titrent les journaux de ce 21 mai :
ça ne s’invente pas…

On pourrait dire
il n’y a pas loin de ” Wall Street ” à ” Ground Zero “,
comme on disait
il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne“...

Monsieur DSK a tout :  la compétence de gestion institutionnelle au niveau international, l’intelligence, le charme, l’estime générale, et même universelle, les meilleurs sondages, une double ou triple famille, une épouse en or, un succès professionnel remarquable, une autorité incontestée, des antécédents révélant une certaine éthique (démission d’un des postes les plus prestigieux, au Ministère de l’Economie, pour cause d’inculpation dans une affaire somme toute minime, dont il sera finalement relaxé)….

Heureusement qu’il ne s’est pas présenté aux primaires du PS et qu’il n’a pas été élu…
Ce n’est pas tant une affaire de morale qu’une affaire criminelle,  et de savoir si Mr DSK avait les nerfs qu’il faut…

Le détail de trop, c’était probablement cette attente de déclaration de candidature présidentielle devant laquelle il hésitait peut-être plus profondément qu’il ne le montrait… du genre ” pape qui, au fond, ne voulait pas l’être “( le film ” Habemus Papam“), ou se connaissant peut-être un peu trop pour être sûr de correspondre au ” job “.
Cette hésitation est tout à fait légitime, devant une attente publique électorale aussi forte, et face à la perspective d’en devenir… prisonnier.
Jacques Delors avait renoncé, et Cecilia Sarkozy a tourné les talons sitôt Nicolas élu…

Nul ne sait si Mr DSK est réellement coupable. Il est toujours présumé innocent, et s’il est déclaré totalement innocent, ce qui lui arrive est evidemment é-pou-van-ta-ble.
Mais on imagine mal la justice américaine, qui confirme, ce vendredi soir, les 7 chefs d’inculpation des premières constatations et des déclarations de la victime, se laisser induire en erreur, par simple légèreté, sur des faits aussi graves commis par un personnage aussi important au niveau international.

On peut comprendre les amis parisiens qui n’ont cessé de dire que ” cela ne lui ressemble pas “… Malheureusement, on sait qu’un grand nombre d’agresseurs sexuels poursuivis en justice avaient la surface sociale la plus flamboyante, et que les pervers ne sont pas toujours les gens d’apparence glauque ou marginale.

Et puis d’apprendre aujourd’hui que Mr DSK est “en liberté” dans un appartement avec des frais de garde (hors-loyer) s’élevant à 200 000 dollars par mois (deux-cent-mille-dollars-par-mois), ne fait que raviver l’envie de vomir. Avec un agresseur capable de déposer une caution de 1 million de dollars et un dépôt de garantie de 5 millions de dollars, on se dit que la femme de chambre, si elle a vraiment subi ce qu’elle a dit, n’aura jamais 10% de sommes pareilles pour faire valoir ses droits et se payer les avocats, ni financer les enquêtes pour sa défense. Le Procureur y pourvoiera, mais selon ses choix et non ceux de la plaignante.

La sidération conduit désormais à l’écoeurement par saturation d’informations, de commentaires, de honte, de déception…etc… Comme tout un chacun cette semaine, on est passé par tous les états psychologiques possibles : et on se demande comment et sur quelle base on pourra être rationnel dans le choix électoral de l’an prochain.

Quand on pense que, d’après les gazettes, Mr DSK se prépare, paraît-il, à baser sa défense sur ” une certaine reconnaissance des actes “,  mais supposée dédouanée par le ” libre consentement de la femme de chambre “, ce qui pourrait, paraît-il, conduire à une conciliation judiciaire, alors là, l’écoeurement sera total. DSK acquitté dans le cadre d’un compromis et parce qu’il aura payé…

Si ça tourne ainsi, Mr DSK, puisque vous jouez à la roulette russe
comme tous les nihilistes des aristocraties
qui se croient au jardin d’Eden de l’impunité garantie
(même votre avocat affirme que vous serez acquitté)…
… eh bien, restez dans votre appartement à rédiger vos chèques,
à méditer par la fenêtre, miroir de votre carrière,
en contemplant “Ground Zéro”
… et faites-vous oublier définitivement.

 

***********

Post-Scritptum : A part ça, et encore plus fort, dans ses aventures galantes, le Premier Ministre italien bat des records, qui collectionne les défilés de mineures dans les parties fines à son domicile, et mobilise ses Parlementaires pour lui concoter dans chaque procédure judiciaire le concernant une loi ad hoc lui garantissant l’impunité, tout en traitant ses juges de fascistes…
Et il est toujours en fonctions…


Troubles (gouverne)mentaux

18.11.10

             A la faveur d’un re(ma)niement gouvernemental en France, le Secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a pris la direction de la porte, non sans avoir essayé – en vain – de se faire remarquer par un rapport (daté de novembre 2010)  intitulé “ La Prévention de la Délinquance des Jeunes “ (quelle manie française de mettre des majuscules partout…)

            Rarement, rapport aura été aussi insipide et visiblement bâclé. On y trouve des erreurs monumentales, comme cette phrase, page 20 : (…) ” Ainsi sur presque 3.800.000 enfants  (sic) qui naissent chaque année en France hors mariage, 60 à 80 000 d’entre eux ne sont pas reconnus par leur père.” On y trouve aussi des allégations sans fondements (ni sources) dont on se demande d’où cela peut bien sortir, du genre, page 20 :  (…) “Dans certaines familles d’origine maghrebine, la mère joue à l’égard des garçons, un rôle de surprotection néfaste à l’acquisition des interdits républicains.”  La phrase n’est pas sortie de son contexte, pusique les phrases d’avant, comme après, traitent d’autres aspects.

           Il est par ailleurs question de la “pénalisation de l’irresponsabilité parentale volontaire” (page 25) comme “nouvelle politique”  sous le titre du paragraphe III rédigé ainsi : ” Pour une nouvelle économie de la sanction parentale(?)
           On épargnera au lecteur la phraséologie du document, pour attirer son attention sur la relance d’une idée qui avait provoqué en 2006 une levée de boucliers par l’association-réseau “Pas de zéro de conduite“. Une pétition signée en ligne par plus de 200 000 personnes, avait conduit le directeur de l’INSERM( qui n’est pourtant pas n’importe quelle institution) à faire une conférence de presse pour annuler l’étude sur la détection de la délinquance dès l’âge de 3 ans, annulation pour “défaut de sérieux scientifique“… Un comble …

           Or dans le rapport de Mr Bockel, on voit réapparaître l’hydre de l’hystérie sécuritaire appliquée aux enfants sous la forme suivante . (…) ” La mission est convaincue qu’il est aujourd’hui nécessaire que l’école réinvestisse le travail social et que le travail social réinvestisse l’école.” (ne mime pas le style de Raoul Vaneigem qui veut…) ” Pour atteindre cet objectif, il faut, par convention passée entre l’Etat et le département, créer une permanence de l’aide sociale à l’enfance dès l’école primaire puis au collège. L’enjeu est de passer ainsi d’une logique de signalement à une logique proactive de détection.” (page 42). Les études démontrent (sans dire lesquelles) en effet que 15 % des enfants sont vulnérables, c’est à dire incapables de répondre, de manière adaptée, à l’agressivité interne ou externe à laquelle ils sont exposés. Cette vulnérabilité pourrait pourtant être repérée chez les petits entre 2 et 3 ans. C’est à ce stade que doit être posé sur l’enfant (sic) un regard pl uridisciplinaire visant à rechercher s’il existe à ce troubles une cause médicale ou familiale.” (page 43). Pour sortir de la démarche qui consiste à ” attendre les passages à l’acte pour réagir”, l’étude préconise de ” favoriser un dépistage plus précoce des troubles mentaux des enfants et des adolescents.” (page 44). Il s’agit alors de faire que “ la problématique du diagnostic avancé l’enjeu d’un vrai débat.”

             Le Rapport Bockel met en valeur certaines expériences menées en France et à l’étranger par des gens compétents et de terrain qui savent ce dont ils parlent : certaines  expériences mériteraient d’être considérées comme des “bonnes pratiques” à condition de les extraire de ce rapport-magma ont on n donnera qu’un dernier exemple : la référence page 45, à des études menées par le FBI (qui) démontrent  que 75 % des “school shooters” avaient eux-mêmes été victimes de harcèlement à l’école ; armés à l’origine pour se protéger, ils le furent ensuite pour se venger.” Quelle est la “leçon apprise” de ces études ? Qu’il faut armer les enfants avant d’aller à l’école ? En quoi cet argument contribue-t-il à la réflexion sur la prévention en milieu scolaire ? Etc,etc…

            De peur de passer pour paranoïaque, on rappelera utilement la fascination que suscitent les innovations anglo-saxonnes auprès de nos élites.
            Voici par exemple l’information donnée lors de la dernière année d’exercice du pouvoir de Tony Blair en Grande-Bretagne :

             Le Premier Ministre (GB) « va annoncer ce mercredi le lancement d’un programme visant à identifier, seize semaines après leur conception, les bébés les plus à risque en termes d’exclusion sociale et de potentiel criminel. (…) Le programme ne concernera que les mères en difficultés financières dont c’est le premier enfant, et se fera sur la base du volontariat. (…) K.B, la responsable du programme, a évoqué, radiographies de cerveaux d’enfants à l’appui, les différences neurologiques existant entre enfants bénéficiant de toute l’attention de leurs parents, et ceux qui étaient négligés. »(…) Elle  estime que les risques de voir ces nouveau-nés stigmatisés en tant que futurs délinquants ou exclus sociaux sont largement compensés par l’aide qui sera apportée aux familles pauvres et à leurs enfants. »(…)

             Madame Sylviane Giampino, psychanalyste, répondant aux lecteurs sur le site ” Le Monde.fr ” du 4 novembre dernier, affirmait : Ce qui nous dérange c’est qu’il y ait un lien de continuité entre la souffrance psychique et sociale de certains enfants et les comportements violents ou délinquants  plus tard. C’est faux, cela n’a jamais été démontré, contrairement à ce que racontent certains scientifiques. C’est grave car cela induit une dérive, les services d’aide aux enfants et aux familles vont être annexés par la police et la justice.(…)

             L’Abrincate revient d’un Congrès à l’étranger où il a eu l’occasion d’écouter un haut-fonctionnaire du ministère français  de la Justice, à qui il a posé publiquement la question de savoir ce qu’il pensait du Rapport Bockel.
Réponse : “Je l’approuve car il y a un malentendu : nous sommes pour la détection et l’établissement des indicateurs de risque, ce que les opposants voient comme une démarche totalitaire. A titre personnel, je suis aussi favorable à ce travail de détection dès le stade de la périnatalité (sic).

             Alors, bonne retraite, Monsieur Bockel, et n’oubliez jamais le dicton, inventé par un de vos prédecesseurs dans le défilé des lucioles gouvernementales, Mr André Santini, qui prenait les choses avec l’humour qui lui sied si bien : “ Etre Ministre, ça ne dure jamais très longtemps, mais être ancien Ministre, c’est pour la vie…”

Au revoir, Mr Jean-Marie Bockel
source photo

               On ne peut s’empêcher de faire le rapprochement avec un autre Rapport, établi, comme chaque année par Madame Versini, Défenseure des droits de l’enfant, qui vient de sortir et concernant, cette année, l’aggravation de la situation de pauvreté des enfants de catégories entières de la population en France.  
L’intégralité du Rapport est consultable sur ce site :
Rapport de la Défenseure des Droits de l’enfant

              Madame Versini  rappelle qu’“il y a huit millions de personnes pauvres, dont deux millions d’enfants” qui vivent avec moins de 950 euros par mois, selon les chiffres de l’INSEE.
             On en est en France, en 2010, à lire un rapport qui préconise de “réduire le nombre de placements d’enfants en institution pour cause de précarité des familles.”…
 
            Avec un nouveau gouvernement ”de combat pour aider les Français à sortir de la crise“(et bla-bla-bla), mais dans lequel tout ministère de service public sur les problèmes spécifiques de la famille et de l’enfance a disparu (ou tout simplement été oublié…), nul doute que ce gouvernement va trouver les moyens d’organiser la détection de la délinquance dès l’âge de 3 ans”…
 
            Que pensez-vous qu’il arrivera l’an prochain en 2011 ? Le gouvernement a déjà annoncé que la fonction de Défenseure des enfants va disparaître, en l’assimilant à plusieurs autres fonctions de “défense des droits”.
Voir sur le site ce que pense Madame Versini de cette décision (colonne de gauche de la page d’accueil)
 
 
 
 
             Comme disait Jean-Paul Sartre au sortir de l’Elysée où il était venu défendre une cause auprès du Président de l’époque : ” Si les gens savaient avec quelle légèreté ils sont gouvernés…”
 
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PS : Par ailleurs, voici le communiqué de presse de la Fédération ” La Voix de l’enfant ” qui fédère la plupart des associations françaises travaillant à la mise en oeuvre des droits de l’enfant :
  
         ”   Paris, le mardi 16 novembre 2010,
 
           La Voix De l’Enfant fait part de sa profonde inquiétude en constatant dans les nominations du nouveau gouvernement, l’absence d’un Ministère ou d’un Secrétariat d’Etat chargé de la Famille. 
          
Alors que depuis des mois, de nombreux responsables politiques confrontés aux difficultés de certains enfants et adolescents, annoncent des mesures répressives à l’encontre de ces jeunes et de leurs parents, la Voix De l’Enfant s’interroge aujourd’hui sur la volonté politique du Président de la République et du gouvernement qui s’étaient engagés à mettre l’enfant dans les priorités, en présence d’associations dont la Voix De l’Enfant.
            C’était il y a un an, lors du 20ème anniversaire de l’adoption de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant.
            Martine BROUSSE Directrice de la Voix De l’Enfant
            Tél. : 01.40.22.04.22 / 06.22.80.82.82
            Courriel : mbrousse@lavoixdelenfant.org
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 


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