Dans ” Le Monde des livres du 04.09.09,
un écrivain américain, Joseph O’Neill,
à propos de son livre “Netherland” (gros succés aux Etats-Unis) le commente ainsi :
:
(…)” Je n’ai jamais aimé les livres qui prétendent éclairer la société ou nous apprendre quoi que ce soit sur la condition humaine. Les seuls qui m’intéressent sont ceux qui créent une intimité entre le lecteur et la page. Si ce lien existe, l’auteur peut (presque) écrire n’importe quoi.” (…) ” L’idée d’écrire un livre” avec un sujet ” me fait horreur. Celui-ci n’a donc aucun sens et je voulais qu’il en soit ainsi. Insaisissable. Comme le monde.”
On conçoit bien que l’intérêt d’une oeuvre réside d’abord dans son style, et que les “romans à message” secrètent l’ennui. Mais on attend d’un écrivain qu’il nous ouvre des horizons d’écoute et de lecture du “monde”, même si ce sont les siens – et même si monde est insaisissable. Le romancier propose, mais il propose à des lecteurs, parmi lesquels les adeptes de ” l’art pout l’art ” sont probablement minoritaires. Et si l’on en croit les critiques de “Netherland”, ce livre est bien enraciné dans son époque.
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Extrait du livre de Patrick Besson ” Mais le fleuve tuera l’homme blanc” (même source que la citation précédente) :

” Dès qu’on franchit l’Equateur, tout le monde devient un mystére, même les gens les plus limpides. C’est peut-être parce que (au Nord) on marche au plafond. Le sang nous descend à la tête, qui se brouille.”
C’est peut-être aussi pour cela qu’au sud de l’Equateur, on voit pas “la crise” de la même manière qu’au Nord : la crise, ces pays la connaissent depuis toujours, et c’est bien parce qu’il existe une économie parallèle, dite “informelle”, que des populations entières survivent malgré tout. Les “produits dérivés”, ils les trouvent dans les poubelles.
Et les jeunes qui vivent des “petits métiers” de la rue – ce qui n’est pas indigne – ont bien raison de protester contre l’étiquette “enfants des rues” avec laquelle les gens du Nord les stigmatisent et les enferment.
Publié par Bernard Boeton 
Publié par Bernard Boeton
Coucher de soleil sur le lac Léman, vu de Lausanne,
Au loin , entre les deux massifs de fleurs, Evian.
Avant l’atterrissage à Kaboul.
Est-ce l’intérieurde la nef d’une église romane ?
Lever du jour au bord d’une plage de Rio de Janeiro (Brésil)
Château de sable sur la plage de Copacabana (Rio de Janeiro)
Mosaïque d’une église de St Pétersbourg
et lorsque la marée monte,
Un pilier du cellier restauré de l’Abbaye de la Lucerne d’Outremer (Manche)
Le soleil, aussi, contemple la marée jusqu’à la dernière minute…
Une jeune violoncelliste lors des nocturnes
Lorsqu’on se présente ainsi – rayonnante -
Oeuvre exposée à ArtBasel 2009
ArtBasel 2009
Publié par Bernard Boeton 





































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