L’humour dans les sculptures romanes et gothiques ?

13.05.11

Dans les sculptures de cathédrales du Moyen-Age,
comment interpréter les figurines d’apparence secondaire,
dont l’expression tranche parfois sèvèrement
sur ce que l’on imagine vouloir signifier
dans un édifice religieux…

Qu’est-ce que cet ange peut bien entendre – et comprendre -
en tendant l’oreille comme il le fait,
au-dessus de la porte d’entrée principale
de Notre-Dame de Paris ?

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Demandent-ils aux saints et évêques, en leur servant de socle,
de considérer leur "simple" humanité

et d’intercéder pour eux dans le Ciel ?

 

Ce dernier semble avoir une couronne de roi…

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Visiblement la charge est lourde…

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Celui-là a plutôt l’air d ‘aller au boulot…

et celui-ci préfère-t-il jouer l'"Auguste" ?

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Peut-être les sculpteurs se représentent-ils eux-mêmes,
avec l’humour dont ils prennent la liberté ?

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Les étudiants de la toute nouvelle Sorbonne
se moquaient-ils déjà de leurs profs ?

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Toutes ces photos ont été prises
sur le portail d’entrée
de Notre-Dame de Paris.


Doha (Qatar), royaume des architectes

9.05.11

Voir un billet précédent de ce blog : " Pourquoi s’obstiner à construire des tours ? "


Au Musée d’Art Islamique de Doha(Qatar)

9.05.11

De passage en coup de vent au Qatar dans ce petit pays où le litre d’essence coûte moins cher que le litre d’eau, et où près de 80 % de la population est immigrée, le Musée d’Art Islamique de Doha fait partie de ces surprises, tant pas son architecture extérieure…


que par son arcitecture intérieure…

mais surtout pour son contenu d’oeuvres en provenance de plusieurs pays musulmans, et dont voici quelques échantillons :

Astrolabe planisphèrique fabriqué en 1220 à Séville (Espagne)

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Figurine de singe provenant d’Iran (vers 1200)

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Pages du Coran – Afrique du Nord ou Proche-Orient vers l’an 800 du calendrier islamique

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Pièces du jeu d’échecs – Egypte – 12 sème siècle

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Boucles d’oreille – Iran

*****

Faucon décoré – Inde –
comprenant de l’or, des rubis, des émeraudes,
des diamants, des saphyrs et de l’onyx…

*****

 

 

Portrait du Sheikh Ali Mirza – Iran 1800

Panel de tuiles en mosaïque – Espagne – 14 ème siècle

Siège d’une forteresse par une armée mongol – Inde – 1600

Armures pour cheval et son cavalier

Lampe de mosquée – Egypte – 1350

*****

 

 

 


La roue – de la fortune – tourne

8.04.11

             Dans "Le Temps " du 8 avril 2011 :

              " Dans les années 60, Bob Dylan s’interrogeait sur la liberté des peuples et contestait la légitimité de la guerre américaine au Vietnam.
                Dimanche, le chanteur légendaire se produira pour la première fois à Saïgon, devenue Ho Chi Minh-Ville.
Il n’est rien de dire que le contexte a changé depuis qu’avec Joan Baez et quelques autres hérauts de la "protest-song", il s’érigeait en représentant de la contre-culture et réclamait la fin des combats.(…)

                  Si Dylan a fédéré une génération d’Occidentaux en conflit avec l’autorité, ce débat-là ne se pose pas dans le Vietnam communiste contemporain, où le dernier intellectuel à avoir réclamé le multipartisme vient d’être condamné à sept ans de prison.

                Le musicien à la voix nasillarde et à l’émotion sobre se produira dans une ville très occidentalisée, une ruche dopée par une croissance économique à deux chiffres, au coeur du continent le plus dynamique de la planète où la paix s’est enfin imposée. (…)

              La tournée qui célèbre le 50e anniversaire de son premier concert, le 11 avril 1961, l’a déjà emmené à Pékin mercredi, puis Shanghaï. Mais dans la capitale chinoise, Bob Dylan s’est abstenu de chanter ses titres les plus évocateurs, dont le célèbre " The Times They Are A-Changin" ("Les temps changent").

              Ou le mythique "Blowin’ in the Wind" (dont les paroles "Et combien d’années un peuple peut-il vivre, Avant d’être autorisé à être libre?" ).

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Extrait d’un article du "Temps" du 13 août 2007 :

Sous le titre :

Les Rolling Stones enflamment le stade  de la Pontaise

              " Infatigables, les légendaires sexagénaires ont offert deux heures de spectacle pour l’unique concert en Suisse romande de leur tournée «Bigger Band Tour».(…)

               A 64 ans, le chanteur Mick Jagger, silhouette toujours aussi féline, chemise bleue, veste noire et pantalon noir serré, a salué le public par un «Bonsoir Lausanne, Hello Lausanne» et s’est dit heureux d’être de retour en Suisse.(…)

               Traversant la scène de long en large, sautillant et se déhanchant, le célèbre rockeur a enchaîné les tubes comme «Brown Sugar» ou encore «Sympathy for the Devil» et les morceaux plus récents devant un stade plein à craquer.(…)

               Au final, le groupe a offert un show bien rodé, mais néanmoins impressionnant : au milieu du concert, une scène coulissante a emporté les musiciens au sein de la foule, jusqu’au centre du stade et le show s’est achevé par de nouveaux feux d’artifice.(…)

              Le grand distributeur Migros organisait le concert et avait distribué 30 000 billets aux détenteurs d’une carte «Cumulus». Sur scène Mick Jagger a indirectement salué le grand distributeur, faisant allusion à la ligne à bas prix «M-Budget» et aux points Cumulus."

              Le mot indirectement est ce que l’on appelle en anglais un understatement, car l’Abrincate fut témoin visuel de Mick Jagger demandant à la foule si elle avait bien ses T-shirts "Cumulus", et la foule hurlant " YEEAAHH…" ("cumulus" étant le nom de la carte de promotion des produits à bas prix du plus grand distributeur coopératif de Suisse.)

                Les temps changent, à coup sûr, mais de voir ces hérauts de la culture dite alternative des années soixante se vautrer l’un dans l’auto-censure chinoise ou vietnamienne, et les autres dans la promotion de la grande distribution suisse … cela suggère le pitoyable d’une fin de carrière en forme de pompe à fric toujours renouvelée…

Finalement,
tout cela n’était-ce que
du " socialo-sarkozysme
tendance Bernard Groucho Tapie
" ?

La roue tourne, certes, 
mais c’est un peu triste
de se dire que peut-être 
tout cela n’était que
la " Roue de la fortune "…

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Nous reste cependant Joan Baez, inoxydable :
("Le Temps" – 28 juilllet 2008)

             " Elle s’appelle Joan Baez. Elle chante depuis près de cinquante ans, et ses chansons, qu’elles soient ancrées dans la tradition folk, qu’elles soient protestataires, poétiques, religieuses, écrites par elle-même ou par Bob Dylan, sont indémodables.

               Devenue célèbre à 18 ans, grâce à sa voix d’une pureté prodigieuse, elle a fait à 21 ans la couverture de Time Magazine, marché aux côtés de Martin Luther King, chanté à Woodstock puis à Hanoï sous les bombes, lutté contre la guerre au Vietnam, plus récemment contre celle en Irak, pris la défense de prisonniers politiques, de réfugiés et d’oppressés un peu partout dans le monde.(…)

               Ses convictions non violentes sont intactes comme son plaisir de chanter, d’une voix plus grave qu’à ses débuts certes, mais profonde et habitée."(…)

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               L’Abrincate se souvient aussi d’avoir assisté, sans aucun spectacle de vulgarité commerciale cette fois, aux Arènes d’Avenches (Suisse Romnande) par une belle soirée du mois d’août 2004 à un concert unique où se produisaient successivement Lou Reed, Jane Birkin et vers minuit trente… Nina Hagen –  le tout pour 60 francs suisses, alors qu’il y a trente ans, on aurait payé le double pour chacun de leurs concerts respectifs…

               " On the opening night, three legends performed at Rock Oz’Arènes: Lou Reed, Nina Hagen and Jane Birkin. Three different cultural backgrounds, three styles but the same generation opened this year’s festival."


Calcutta-Kolkata, la "ville-monde"

20.02.11

D’une ville qui, créée en 1760 par les Britanniques, dispose d’un centre historique (avec un fronton qui témoigne d’une influence gréco-romaine ?) …

… sillonnée de petites ruelles propres, qui pourraient être celles de petits ports grecs ou portugais…

… on passe, en quelques minutes de métro, à l’enfer d’une agglomération de près de 15 millions d’habitants…

… agrémentée d’une campagne électorale très animée (les communistes risquent de perdre, dans l’Etat du Ouest-Bengale, un pouvoir détenu depuis 35 ans) – où l’on voit que l’écriture bengalie consiste à écrire, non pas sur la ligne, mais en accrochant les lettres en-dessous à la ligne, (comme pour faire sécher du linge…)

Contrairement à l’image trop réductrice de cette ville (où il n’y a pas plus de touristes qu’il y a 30 ans…) beaucoup de quartiers sont très animés, parcourus en permannce par une population très industrieuse, malgré une misère à grande échelle toujours présente (perceptible surtout la nuit) mais laissée à l’écart du centre-ville… 

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Il s’y trouve aussi parmi les plus beaux hôtels imaginables, comme le Taj Bengal, véritable cathédrale (mais peu de monde, à ces tarifs-là…) :

… où des artistes s’exécutent devant des oeuvres d’art régional parfois spectaculaires :

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Au détour d’une rue de la vieille ville, dans le quartier de Kumartuli, des artisans fabriquent les statues pour la fête de Puja :

… qui seront exposées, par dizaines de milliers dans tous les quartiers de la ville, riches ou pauvres, à la vue et au recueillement des passants à chaque coin de rue :

… pour ensuite être, le dernier soir, à la tombée de la nuit, jetées dans le fleuve Hoogly, affluent du Gange, à grands renfort de festivités, de chants et d’orchestres de rues :

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Calcutta est aussi la "ville-monde" des "Missionnaires de la Charité" de Mère Teresa, dont la tombe est honorée par les visiteurs toute la journée (c’est même un des rares endroits de la ville où l’on rencontre des "vrais touristes"), avec sur la tombe la mention : " Do small things with great love" – "Faites des petites choses avec beaucoup d’amour")

Au centre d’accueil des enfants abandonnés, la section des nouveaux-nés prépare les enfants pour l’adoption, nationale et internationale :

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Dans les nombreuses salles de l’Indian Museum de Calcutta,
on y croise ce visage de Bouddha :

… et quelques masques traditionnels du Bengale, de l’Orissa, et de l’Assam (trois Etats de l’est de l’Inde) :

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Retour "en ville" :

… avec, au détour d’une rue adjacente, un marché aux fleurs :

Pour l’anecdote, dans le quotidien local , "The Statesman" du 8.02.2011, cette annonce dans la page " Loisirs " : une invitation à une dégustation de vins français, dans la catégorie "Vie nocturne" (les lecteurs de ce billet de blog qui comprennent ce que signifie l’expression : " to enthrall the connoisseurs" sont priés de nous l’expliquer dans les commentaires ci-dessous…)

On ne peut terminer ce bref aperçu sans le sourire bengali qui s’impose :

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PS No 1 : Sur les surprenantes analogies entre les histoires respectives des deux villes Calcutta et St Pétersbourg, voir le billet précédent de ce blog :
" De Calcutta à St Pétersbourg …et retour "

PS No 2 : Sur le leader communiste du Ouest-Bengal, décédé récemment :
" Hommage à Jyoti Basu "

PS No 3 : Toutes les photos de ce billet ont été prises par l’Abrincate
dans la semaine du 4 au 12 février 2011.


Petite fugue à Rome …

20.11.10

De passage à Rome…
en une petite demi-journée
et au pas de charge :

Saint Pierre tient la permanence
de l’accueil depuis 2000 ans
avec les clés de la ville.

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Quel " marché "  y-a-t-il pour les soutanes de cardinaux ?
Il n’y a  que 150 cardinaux…

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Dans la pinacothèque du Musée du Vatican,
certains petits tableaux de peinture
donnent le sentiment d’être
de véritables photos prises sur le vif :

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Que fait Voltaire sur un petit tableau au Musée du Vatican ?

 

 

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La Galerie de Cartographie : 120 mètres de long…
où l’on découvre ce qu’était Venise au 15 ème siècle :

et la ville de Gênes :

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Dans la Chapelle Sixtine,
que l’on traverse à la seule lumière naturelle,
et que l’on dit menacée
par la pollution des milliers de touristes quotidiens …

Extrait du Guide des Musées du Vatican :

                  (…) " La création d’Adam suscita une grande admiration aussi de la part de ses contemporains car ils purent voir l’un des idéaux les plus élevés de la culture de la Renaissance : celui de l’homme à l’image de Dieu. Dans les sermons que les prêcheurs prononçaient dans la Chapelle, l’exaltation des facultés intellectuelles et spirituelles  de l’homme n’était jamais séparée de celle de la beauté du corps, miroir du divin et sommet de la Création. 
                             Malgré cela, l’homme sans Dieu n’est rien et cette pensée est très bien exprimée par l’artiste qui représente, sur un fond indéfini comme si c’était l’aube du monde, la jeune figure d’Adam qui tend le bras vers celui de Dieu, lequel semble voler dans un drapé. Représenter les deux index tendus l’un vers l’autre est une idée extraordinaire : ils sont représentés juste avant qu’ils ne se touchent, métaphore de l’énergie vitale qui passe du Créateur à la créature." 


Les photos plus belles que le direct…

16.02.10

Quelques photos prises sur  "Liberation.fr"
avant qu’elles ne disparaissent du  site …

Les Allemands Maylin Hausch et Daniel Wende. – Cliquez pour voir la photo suivante

Les Français Vanessa James et Yannick Bonheur. – Cliquez pour voir la photo suivante

Les Ukrainiens Tatiana Volosozhar et Stanislav Morozov. – Cliquez pour voir la photo suivante

Les Chinois Zhang Dan et Zhang Hao. – Cliquez pour voir la photo suivante

Les Russes Yuko Kavaguti et Alexander Smirnov lors du programme libre de patinage en couple, lundi. – Cliquez pour voir la photo suivante

source photos


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