L’action sociale de plus en plus incompétente ?

1.12.11

Un étrange entretien, publié dans le quotidien suisse ” Le Temps ” (29.11.11),
donne la parole à un pédopsychiatre
et fondateur d’une association d’aide aux migrants,
Jean-Claude Métraux
qui vient d’éditer un livre :
La migration comme métaphore ”
(Ed. La Dispute) :

Question de la journaliste : ” Nous sommes de plus en plus incompétents, écrivez-vous à propos des professionnels de l’aide aux migrants. Le constat est rude ! …”

Réponse : ” C’est dit brutalement, mais cela correspond bien à ce que je vois sur le terrain : les professionnels sont de mieux en mieux formés, mais souvent pas plus compétents à améliorer la santé des personnes en souffrance.” (…)
Le noeud  du problème, c’est celui d’une aide qui va du haut en bas, du professionnel compétent au fragilisé sans parole.
Le premier besoin des migrants en difficulté est d’être reconnus en tant qu’ êtres humains.
On en peut pas se contenter d’adopter la distance thérapeutique habituelle sans se poser la question de l’inégalité fondamentale entre eux et nous.

(Il y a quinze ans ) nombre de projets contestaient le modèle de haut en bas.Les professionnels s’engageaient aux côtés de migrants.(…) On considérait les médiateurs migrants comme des interlocuteurs à part entière.(…)

(L’interprète joue un rôle-clé) car il permet  de rendre la, parole à la personne migrante (et) sa présence casse le rapport de haut en bas entre elle et le professionnel. Lorsque l’interprète est là, mois, le psychiatre, je ne suis plus tout à fait maître de l’entretien.. (…)
Aujourd’hui la tendance se répand à prôner un interprétariat “transparent”, qui fournit une traduction mot à mot et où l’interprète n’est plus considéré comme un interlocuteur à part entière.

Jean-Claude Métraux

Question : ” Que penser des jeunes délinquants issus de familles migrantes, ceux dont personne ne sait que faire ? “ 

R : ” Souvent le comportement des jeunes en rupture  constitue une manière de renvoyer dos à dos les parents et les professionnels : lorsqu’on est tiraillé entre deux appartenances, rompre avec l’une et l’autre est une manière de s’en sortir. Dans ces cas-là, la priorité est d’établir une alliance entre la famille et les professionnels : on a affaire à un problème de relation, pas de compétence. Et pour qu’il y ait alliance, il faut que les parents soient pris en considération et pas disqualifiés par une armada de spécialistes qui augmentent à mesure que l’affaire se complique.” (…)

” La tendance est de former des spécialistes. Il vaudrait mieux miser sur des généralistes dotés d’une attitude ouverte face à l’altérité. Surtout le plus difficile : commencer par reconnaître notre impuissance à soulager la souffrance sociale.”(…)

Question : ” Vous suggérez aussi de dynamiter la distance thérapeutique ?”

Avec les personnes  qui sont privées de lien social, l’établissement d’un tel lien constitue une prémisse indispensable à toute relation thérapeutique. Les aidants ont appris à ne rien livrer d’eux-mêmes. Mon expérience me dit que par moments, livrer quelque chose de soi est essentiel. Cela permet à mon interlocuteur de reconnaître  la commune humanité entre nous et de commencer  à construire un monde de sens commun.

Question : ” Nous sommes tous des migrants ” : qu’entendez-vous par là ? “

(…) Passer d’un univers à l’autre, cela rrive dans un même pays,  entre classes sociales, entre deux époques. Nous vivons tous cette expérience, il n’y a pas d’un côté les autochtones et de l’autre les migrants. Le danger c’est de figer l’autre dans sa différence, de considérer son problème comme forcément lié à la migration. Je crois que si nous parvenons à reconnaître le migrant en chacun de nous, notre regard change et cela dénoue beaucoup de choses.

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Toutes choses égales par ailleurs, dans beaucoup de domaines de l’action sociale, éducative, humanitaire ou  médicale, à des degrés divers et sans exagération  intempestive, on constate une tendance à la volonté de formation poussée à l’extrême (ce qui est une forme de management des esprits – “ vous n’êtes jamais à la hauteur de nos ambitions “, etc – et il arrive parfois que le degré de complexité et d’exigence de formation tourne, sous prétexte de professionnalisation, à l’abrutissement humain, à la dématérialisation de la relation et, parfois  de l’action elle-même (ce qui compte c’est ce que l’”on” en dit et l’image qu’”on” donne, surtout si, dans le cade associatif, “on” cherche des budgets).

On se permettra ici, librement, de suggérer le rapprochement avec les constats et analyses de ” L’Appel des appels” (2008) où plusieurs représentants de diverses professions expriment les mêmes réserves sur les tendances contemporaines du travail “avec l’humain” :

“ Nous, professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public, avons décidé de nous constituer en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social. Réunis sous le nom d’Appel des appels, nous affirmons la nécessité de nous réapproprier une liberté de parole et de pensée bafouée par une société du mépris.


Automne 2011 (no comment)

22.11.11

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Au parc de Caldas de Rainha

25.09.11

Une promenade dans le jardin public de Caldas de Reinha,
petite ville thermale du centre du Portugal :

 

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Dans ce même parc, un petit musée en l’honneur
du peintre d’origine locale, José Malhoa

Fête de l’été de la Saint-Martin ou les Ivrognes , 1907



” Eté “, de Sousa Pinto – 1904

 ”Escurial ” – Martins da Costa – 1947


ZE POVINHO et la crise économique

24.09.11

ZE POVINHO est le personnage du Portugais moyen
créé en 1875 par l’écrivain Rafael Bordalo Pinheiro.
Il est devenu le symbole de la classe ouvrière portugaise,
voire une sorte de personnification officieuse du Portugal.

Or donc, que pense ZE POVINHO
de la crise économique ?

Et plus précisément, que pense-t-il
de l’agence de notation MOODY’S ?

Mais il se défoule aussi sur les murs de sa ville

“F…le système en l’air”

“Tuez votre télévision”

“Peuples de la terre,
vous regardez trop la télé”

“Nous sommes des fournis
qui alimentons une reine quelconque”

Et quand la colère devient délire…

” BEN LADEN, c’est moi et toi”


Steve Jobs : de résurrection en résurrection…

8.09.11

            Le discours que Steve Jobs, fondateur d’Apple, a prononcé en 2005 à l’intention des nouveaux diplômés de l’Université de Stanford (US) est disponible sur plusieurs sites, mais l’Abrincate est heureux de participer à sa diffusion :

            « C’est un honneur de me trouver parmi vous aujourd’hui et d’assister à une remise de diplômes dans une des universités les plus prestigieuses du monde. Je n’ai jamais terminé mes études supérieures. A dire vrai, je n’ai même jamais été témoin d’une remise de diplômes dans une université. Je veux vous faire partager aujourd’hui trois expériences qui ont marqué ma carrière. C’est tout.
Rien d’extraordinaire. Juste trois expériences.

Steve Jobs jeune – source photo

         « Pourquoi j’ai eu raison de laisser tomber l’université »

         La première concerne les incidences imprévues. J’ai abandonné mes études au Reed College au bout de six mois, mais j’y suis resté auditeur libre pendant dix-huit mois avant de laisser tomber définitivement.
        Pourquoi n’ai-je pas poursuivi ?
       Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante célibataire, et elle avait choisi de me confier à des parents adoptifs. Elle tenait à me voir entrer dans une famille de diplômés universitaires, et tout avait été prévu pour que je sois adopté dès ma naissance par un avocat et son épouse. Sauf que, lorsque je fis mon apparition, ils décidèrent au dernier moment qu’ils préféraient avoir une fille. Mes parents, qui étaient sur une liste d’attente, reçurent un coup de téléphone au milieu de la nuit : « Nous avons un petit garçon qui n’était pas prévu. Le voulez-vous ? » Ils répondirent :« Bien sûr».
Ma mère biologique découvrit alors que ma mère adoptive n’avait jamais eu le moindre diplôme universitaire, et que mon père n’avait jamais terminé ses études secondaires. Elle refusa de signer les documents définitifs d’adoption et ne s’y résolut que quelques mois plus tard, quand mes parents lui promirent que j’irais à l’université.

             Dix-sept ans plus tard, j’entrais donc à l’université. Mais j’avais naïvement choisi un établissement presque aussi cher que Stanford, et toutes les économies de mes parents servirent à payer mes frais de scolarité. Au bout de six mois, je n’en voyais toujours pas la justification. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans la vie et je n’imaginais pas comment l’université pouvait m’aider à trouver ma voie. J’étais là en train de dépenser tout cet argent que mes parents avaient épargné leur vie durant. Je décidai donc de laisser tomber. Une décision plutôt risquée, mais rétrospectivement c’est un des meilleurs choix que j’aie jamais faits. Dès le moment où je renonçais, j’abandonnais les matières obligatoires qui m’ennuyaient pour suivre les cours qui m’intéressaient.
         Tout n’était pas rose. Je n’avais pas de chambre dans un foyer, je dormais à même le sol chez des amis. Je ramassais des bouteilles de Coca-Cola pour récupérer le dépôt de 5 cents et acheter de quoi manger, et tous les dimanches soir je faisais 10 kilomètres à pied pour traverser la ville et m’offrir un bon repas au temple de Hare Krishna. Un régal. Et ce que je découvris alors, guidé par ma curiosité et mon intuition, se révéla inestimable à l’avenir. Laissez-moi vous donner un exemple : le Reed College dispensait probablement alors le meilleur enseignement de la typographie de tout le pays. Dans le campus, chaque affiche, chaque étiquette sur chaque tiroir était parfaitement calligraphiée. Parce que je n’avais pas à suivre de cours obligatoires, je décidai de m’inscrire en classe de calligraphie. C’est ainsi que j’appris tout ce qui concernait l’empattement des caractères, les espaces entre les différents groupes de lettres, les détails qui font la beauté d’une typographie. C’était un art ancré dans le passé, une subtile esthétique qui échappait à la science. J’étais fasciné.
          Rien de tout cela n’était censé avoir le moindre effet pratique dans ma vie. Pourtant, dix ans plus tard, alors que nous concevions le premier Macintosh, cet acquis me revint. Et nous l’incorporâmes dans le Mac. Ce fut le premier ordinateur doté d’une typographie élégante. Si je n’avais pas suivi ces cours à l’université, le Mac ne posséderait pas une telle variété de polices de caractères ni ces espacements proportionnels. Et comme Windows s’est borné à copier le Mac, il est probable qu’aucun ordinateur personnel n’en disposerait. Si je n’avais pas laissé tomber mes études à l’université, je n’aurais jamais appris la calligraphie, et les ordinateurs personnels n’auraient peut-être pas cette richesse de caractères. Naturellement, il était impossible de prévoir ces répercussions quand j’étais à l’université. Mais elles me sont apparues évidentes dix ans plus tard.

            On ne peut prévoir l’incidence qu’auront certains événements dans le futur ; c’est après coup seulement qu’apparaissent les liens. Vous pouvez seulement espérer qu’ils joueront un rôle dans votre avenir. L’essentiel est de croire en quelque chose – votre destin, votre vie, votre karma, peu importe. Cette attitude a toujours marché pour moi, et elle a régi ma vie.

           « Pourquoi mon départ forcé d’Apple fut salutaire »
           Ma deuxième histoire concerne la passion et l’échec. J’ai eu la chance d’aimer très tôt ce que je faisais. J’avais 20 ans lorsque Woz [Steve Wozniak, le co-fondateur d’Apple N.D.L.R.] et moi avons créé Apple dans le garage de mes parents. Nous avons ensuite travaillé dur et, dix ans plus tard, Apple était une société de plus de 4 000 employés dont le chiffre d’affaires atteignait 2 milliards de dollars. Nous venions de lancer un an plus tôt notre plus belle création, le Macintosh, et je venais d’avoir 30 ans.
            C’est alors que je fus viré. Comment peut-on vous virer d’une société que vous avez créée ? C’est bien simple, Apple ayant pris de l’importance, nous avons engagé quelqu’un qui me semblait avoir les compétences nécessaires pour diriger l’entreprise à mes côtés et, pendant la première année, tout se passa bien.
Puis nos visions ont divergé, et nous nous sommes brouillés. Le conseil d’administration s’est rangé de son côté. C’est ainsi qu’à 30 ans je me suis retrouvé sur le pavé. Viré avec perte et fracas. La raison d’être de ma vie n’existait plus. J’étais en miettes.

           Je restais plusieurs mois sans savoir quoi faire. J’avais l’impression d’avoir trahi la génération qui m’avait précédé – d’avoir laissé tomber le témoin au moment où on me le passait. C’était un échec public, et je songeais même à fuir la Silicon Valley. Puis j’ai peu à peu compris une chose – j’aimais toujours ce que je faisais. Ce qui m’était arrivé chez Apple n’y changeait rien. J’avais été éconduit, mais j’étais toujours amoureux. J’ai alors décidé de repartir de zéro.
Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais mon départ forcé d’Apple fut salutaire. Le poids du succès fit place à la légèreté du débutant, à une vision moins assurée des choses. Une liberté grâce à laquelle je connus l’une des périodes les plus créatives de ma vie.
           Pendant les cinq années qui suivirent, j’ai créé une société appelée NeXT et une autre appelée Pixar, et je suis tombé amoureux d’une femme exceptionnelle qui est devenue mon épouse. Pixar, qui allait bientôt produire le premier film d’animation en trois dimensions, Toy Story , est aujourd’hui la première entreprise mondiale utilisant cette technique. Par un remarquable concours de circonstances, Apple a acheté NeXT, je suis retourné chez Apple, et la technologie que nous avions développée chez NeXT est aujourd’hui la clé de la renaissance d’Apple. Et Laurene et moi avons fondé une famille merveilleuse.
           Tout cela ne serait pas arrivé si je n’avais pas été viré d’Apple. La potion fut horriblement amère, mais je suppose que le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous flanque un bon coup sur la tête. Ne vous laissez pas abattre. Je suis convaincu que c’est mon amour pour ce que je faisais qui m’a permis de continuer. Il faut savoir découvrir ce que l’on aime et qui l’on aime. Le travail occupe une grande partie de l’existence, et la seule manière d’être pleinement satisfait est d’apprécier ce que l’on fait. Sinon, continuez à chercher. Ne baissez pas les bras. C’est comme en amour, vous saurez quand vous aurez trouvé. Et toute relation réussie s’améliore avec le temps. Alors, continuez à chercher jusqu’à ce que vous trouviez.

            « Pourquoi la mort est la meilleure chose de la vie »
           Ma troisième histoire concerne la mort. A l’âge de 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près ceci : « Si vous vivez chaque jour comme s’il était le dernier, vous finirez un jour par avoir raison. » Elle m’est restée en mémoire et, depuis, pendant les trente-trois années écoulées, je me suis regardé dans la gla-ce le matin en me disant : « Si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie, est-ce que j’aimerais faire ce que je vais faire tout à l’heure ? » Et si la réponse est non pendant plusieurs jours à la file, je sais que j’ai besoin de changement.
          Avoir en tête que je peux mourir bientôt est ce que j’ai découvert de plus efficace pour m’aider à prendre des décisions importantes. Parce que presque tout – tout ce que l’on attend de l’extérieur, nos vanités et nos fiertés, nos peurs de l’échec – s’efface devant la mort, ne laissant que l’essentiel. Se souvenir que la mort viendra un jour est la meilleure façon d’éviter le piège qui consiste à croire que l’on a quelque chose à perdre. On est déjà nu. Il n’y a aucune raison de ne pas suivre son cœur.

       Il y a un an environ, on découvrait que j’avais un cancer. A 7 heures du matin, le scanner montrait que j’étais atteint d’une tumeur au pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était le pancréas. Les médecins m’annoncèrent que c’était un cancer probablement incurable, et que j’en avais au maximum pour six mois. Mon docteur me conseilla de rentrer chez moi et de mettre mes affaires en ordre, ce qui signifie : « Préparez-vous à mourir. » Ce qui signifie dire à ses enfants en quelques mois tout ce que vous pensiez leur dire pendant les dix prochaines années. Ce qui signifie essayer de faciliter les choses pour votre famille. En bref, faire vos adieux.
          J’ai vécu avec ce diagnostic pendant toute la journée. Plus tard dans la soirée, on m’a fait une biopsie, introduit un endoscope dans le pancréas en passant par l’estomac et l’intestin. J’étais inconscient, mais ma femme, qui était présente, m’a raconté qu’en examinant le prélèvement au microscope, les médecins se sont mis à pleurer, car j’avais une forme très rare de cancer du pancréas, guérissable par la chirurgie. On m’a opéré et je vais bien.


source photo

              Ce fut mon seul contact avec la mort, et j’espère qu’il le restera pendant encore quelques dizaines d’années. Après cette expérience, je peux vous le dire avec plus de certitude que lorsque la mort n’était pour moi qu’un concept purement intellectuel : personne ne désire mourir. Même ceux qui veulent aller au ciel n’ont pas envie de mourir pour y parvenir. Pourtant, la mort est un destin que nous partageons tous. Personne n’y a jamais échappé. Et c’est bien ainsi, car la mort est probablement ce que la vie a inventé de mieux. C’est le facteur de changement de la vie. Elle nous débarrasse de l’ancien pour faire place au neuf. En ce moment, vous représentez ce qui est neuf, mais un jour vous deviendrez progressivement l’ancien, et vous laisserez la place aux autres. Désolé d’être aussi dramatique, mais c’est la vérité.
                 Votre temps est limité, ne le gâchez pas en menant une existence qui n’est pas la vôtre. Ne soyez pas prisonnier des dogmes qui obligent à vivre en obéissant à la pensée d’autrui. Ne laissez pas le brouhaha extérieur étouffer votre voix intérieure. Ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition. L’un et l’autre savent ce que vous voulez réellement devenir. Le reste est secondaire.
                Dans ma jeunesse, il existait une extraordinaire publication The Whole Earth Catalog , l’une des bibles de ma génération. Elle avait été fondée par un certain Stewart Brand, non loin d’ici, à Menlo Park, et il l’avait marquée de sa veine poétique. C’était à la fin des années 1960, avant les ordinateurs et l’édition électronique, et elle était réalisée entièrement avec des machines à écrire, des paires de ciseaux et des appareils Polaroid. C’était une sorte de Google en livre de poche, trente-cinq ans avant la création de Google. Un ouvrage idéaliste, débordant de recettes formidables et d’idées épatantes.

               Stewart et son équipe ont publié plusieurs fascicules de The Whole Earth Catalog . Quand ils eurent épuisé la formule, ils sortirent un dernier numéro. C’était au milieu des années 1970, et j’avais votre âge. La quatrième de couverture montrait la photo d’une route de campagne prise au petit matin, le genre de route sur laquelle vous pourriez faire de l’auto-stop si vous avez l’esprit d’aventure. Dessous, on lisait : « Soyez insatiables. Soyez fous. » C’était leur message d’adieu.
Soyez insatiables. Soyez fous. C’est le vœu que j’ai toujours formé pour moi. Et aujourd’hui, au moment où vous recevez votre diplôme qui marque le début d’une nouvelle vie, c’est ce que je vous souhaite.

             Soyez insatiables.  Soyez fous.
             Merci à tous.
»

Steve Jobs
Fondateur d’Apple
A l’Université de Stanford (US) en 2005

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Au-delà de l’estime sincère que ce discours personnel génère pour son auteur, on ne peut passer par pertes et profits – c’est le cas de le dire – les critiques formulées par des ONG, notamment chinoises, sur les conditions de travail des employés des sociétés sous-traitantes qui fabriquent les produits Apple. Sans avoir les moyens de juger de la réalité de ces critiques, on peut cependant rester attentif à ce que ces ONG affirment. Par exemple :

” Ma Jun et la responsabilité d’Apple ” (Source de l’info)

Ma Jun, le directeur du Centre de Recherche sur l’Environnement. une ONG chinoise, explique :

« Apple clame être une des entreprises les plus vertes du monde. La raison en est très simple : Apple n’a pas d’usine, la totalité de sa production est sous-traitée. Ce sont donc ses sous-traitants qui polluent pour elle.

Même si les sous traitants d’Apple sont les principaux responsables sont de cette situation, c’est aussi parce qu’ils n’ont aucune solution pour obtenir plus de profits du côté de leur client qu’ils font pression, soit sur les employés, soit sur l’environnement. »

Source photo

En avril 2010, diverses ONG mondiales, sous la présidence de Ma Jun, ont enquêté sur 29 grandes compagnies des hautes technologie. Apple était classé dernier et n’a jamais commenté à ce sujet. Cette année, Ma Jun a réitéré son constat.

« Beaucoup de sociétés pointées du doigt ne souhaitaient pas répondre. Les associations ont envoyé des centaines d’email, organisé beaucoup de rencontres et de conférences à distance. Beaucoup ont à ce jour commencé à entreprendre des actions concrètes. La seule compagnie à n’avoir jamais envoyé la moindre réponse, c’est Apple, en fort contraste par rapport à toutes les autres. »

Les ouvriers intoxiqués de United Win envoient une lettre à Steve Jobs

Ces derniers jours, les ex-employés de United Win ont décidé d’envoyer collectivement une lettre au PDG d’Apple, Steve Jobs, dans laquelle ils décrivent ce qu’ils ont subi.

« Nous espérons qu’Apple exerce un plus grand contrôle sur ses sous-traitants, et que votre compagnie aide à débloquer le dossier au sujet de nos compensations. »

Encore aucune réponse à ce jour.”

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On peut consulter le rapport intégral sur Apple (en anglais) de l’ONG de Mr MA JUN sur le site :

The Other Side of Apple: Investigative Report into Heavy Metal Pollution in the I.T. Industry (Phase IV): Special Apple Inc. Edition  -  Publisher: IPE    Date of Issue: 2011-01-25

Mr MA JUN participe à un débat sur l’information écologique en Chine à la TV Chinoise CCTV (en anglais)


Acrobatie aérienne à Lausanne

1.09.11

Pour le centième anniversaire
de l’aéroport de la Blécherette à Lausanne

un meeting aérien a permis, le 28 août,
d’admirer des patrouilles de voltige
suisse et étrangers :

La patrouille jordanienne a beaucoup impressionné les spectateurs :

tandis que les voltigeuses britanniques juchées sur leurs biplans respectifs
ont donné des sueurs froides à tout le monde :

pour ensuite se laisser admirer en position “hollywoodienne” sur leurs engins…

P.S. : Photos prises par l’Abrincate


Insolites

24.08.11

Une petite commune de la Manche se pavane
pour le passage du Tour de France en juillet 2011…

Même le mur du cimetière a fait un effort…  

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Gardien de plage au bord du Léman

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Le magasin de vêtements féminins d’occasion
d’une commune de l’Ouest parisien

serait inspiré de préciser
qu’il s’agit de vente de vêtements…

 

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Cet arbre n’aime pas le nom de l’avenue auquel il est destiné… 

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Pourquoi ces reproductions de divinités indiennes
sont-elles placées à cette hauteur
sur un mur de coin de rue de Calcutta (Inde) ?

Pour dissuader les hommes d’uriner à cet endroit…  

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Saint-Roch étale ses cicatrices…
(musée de Budapest- Hongrie)

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 Nouvelle génération…

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Si la publicité est faite pour accrocher l’oeil,
voilà qui est fait…

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Quel est le crétin de créatif qui a imaginé
que cette illustration du choix démocratique
renverrait une image positive à l’électeur/trice
 pour l’inviter à voter aux élections générales de novembre 2011 ?

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Photo prise à une des caisses de la Coop de Grancy,
à Lausanne le 28.01.2012

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PS : Toutes ces photos ont été prises par l’Abrincate.


Claude Roy, l’oeil et le bon sens de l’honnête homme

19.08.11

Claude ROY habitait Vézelay,
comme Romain  Rolland, Max-Pol Fouchet ou Maurice Clavel.
Excellente compagnie pour ” être habité “
et inspirer les réflexions suivantes,
prises au hasard de lecture estivale d’un ouvrage
(qui aujourd’hui pourrait constituer la matière évolutive d’un blog),
et que l’éditeur résume fort bien ainsi : (…)
Chuchotements du vent dans les blés
et grondements des révolutions à l’Est de l’Europe (…),
les sagesses de la solitude,
les plaisirs de la sociabilité,
le regard intérieur
et l’attention à l’Histoire
“ :

« L’étonnement du voyageur – 1987-1989 »
Ed. Gallimard 1990

Source photo

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Libres extraits :

« Ne pas se croire malin parce qu’on est pessimiste, fausse lucidité à la portée du premier venu. » (p.246)

« Il y a un domaine où l’économie de marché est sans aucun doute possible supérieure à l’économie d’Etat : les idées. » (p.277)

« Le despotisme naît parfait. L’intérêt de la démocratie est qu’elle est toujours imparfaite et constamment perfectible. » (p.220)

« Les gardiens de la loi la gardent pour eux. » (p.272)

« Gorbatchev a créé beaucoup de problèmes. Ouvrir une prison entraîne du désordre. » (p. 272)

« Socialisme à visage humain ? Cela faisait dire à Vladimir Boukovsky : «  Le visage humain me suffit . » (p. 328)

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« Pour pouvoir emprunter de l’argent, les pauvres doivent fournir la preuve qu’ils pourraient se passer de l’emprunter. » (p.72)

« Ce proverbe yiddish qui constate que si les riches pouvaient payer les pauvres pour mourir à leur place, les pauvres seraient tirés d’affaire. » (p.151)

« L’Histoire et les statistiques prouvent qu’être un homme n’oblige pas à être humain. » (p.72)

« La vie augmente régulièrement, sauf le prix de la vie humaine. » (p.244)

« Une société bien ordonnée, où  les pauvres sont coupables de l’être et les malheureux responsables de leur malheur… » (p.267)

source photo 

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« Dans le théâtre social des apparences, où personne ne parle vraiment à personne, où personne n’écoute personne et où personne ne répond, on fait grand tapage autour de ce qui manque le plus : les relations humaines. Les bateleurs sur l’estrade n’ont que le mot communication à la bouche.(…) Les vrais problèmes de communication entre les hommes n’ont aucun rapport avec les pitreries des experts en communication, des publicitaires et des manipulateurs de médias.(…) La littérature est ce passe-muraille qui tente de « faire passer » ce que disent les inconnus au-delà des murs. » (p.15)

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«  Walter Benjamin montre  que le personnage central des récits de Kafka, c’est ce « citoyen moderne  qui se sait à la merci d’une immense mécanique dont le fonctionnement est dirigé par des autorités qui restent nébuleuses pour les exécutants et plus encore pour ceux dont la machine s’occupe. » (p.53)

«  J’essaie de garder présents à l’esprit, comme principes de salubrité intellectuelle, un aphorisme, une remarque et un théorème.

L’aphorisme  est de Lichtenberg: « Il se coupait à lui-même la parole. » (On ne le fait jamais trop.)

La remarque est de Wittgenstein : « s’il existait, disait-il, un verbe signifiant « croire à tort », il
n’aurait pas de première personne de l’indicatif présent.
 » (cf. la conduite automobile : il y a toujours un angle mort.)

Le théorème est celui que publie Gödel en 1931 qui énonce que n’importe quel système formel susceptible d’exprimer adéquatement l’arithmétique content une formule, au moins, qui est indécidable, et qui ne pourra jamais être démontrée dans le système considéré. Un tel système ne pourra donc jamais apporter la démonstration de sa propre consistance.(…) Ce qui illustre parfaitement ce qu’écrit un des plus subtils commentateurs du Théorème de Gödel, le mathématicien  Jean-Yves Girard : « Le théorème de Gödel est une réfutation d’un modèle mécanique de la science, de la pensée, du monde. » (p.13 et 14)

source photo

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« Je crains plus les faiblesses de la suffisance que les dangers du doute de soi » (p.277)

« A son ton, je devine qu’il ne cherche par des vérités possibles mais des certitudes certaines. » (p.306)

« On a parfois l’impression qu’il y a plus de gens que de personnes. » (p.227)

« Voir, de se yeux voir, se fait de plus en plus rare : on regarde pour nous. » (p.55)

« J. aimerait que je l’admire parce qu’il se bat pour une cause perdue. Mais je le soupçonne de la croire juste parce que perdue. » (p.306)

 « Une pleine poubelle de certitudes inexpugnables et de solutions définitives. » (p.322)

«  Une pensée pure n’a pas de prix, mais elle peut être fausse : la vertu n’implique pas l’exactitude. » (p.323)

La certitude d’un gardien de buts… (source photo)

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« Si nous nous consolions moins vite, l’humanité  ferait plus de progrès. Mais notre compassion devant la souffrance s’estompe, notre indignation, devant l’absurdité noire s’éteint. On laisse souffrir. On laisse la société aller de travers. L’oubli du mal est un mal aussi grand que le mal. » (p.161)

« Une méchante fée lui accorda le don de justice – mais seulement de justice. Il découvrit que c’était une malédiction. » (p.267) – A mettre en rapport avec Camus : « On commence toujours par vouloir la justice et on finit toujours par créer une police. »

 

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« Où diable s’est donc caché en moi ce mot qui m’échappe ?» (p.138)

« Quand tu écris, garde à portée de la main le fusil à tuer les adjectifs. » (p.277)

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« Il semble que plus la vie des hommes était courte, moins ils se pressaient, et plus ils avaient le temps. » (p.132)

« Je ne trouve aucune trace d’un droit de propriété des hommes sur la terre. Juste un droit de passage. » (p.158)

« Quel est l’imprudent qui a dit : «  Cette planète est la vôtre. Faites comme chez vous » ? On voit le résultat » (p.119)

« A  force d’occuper la planète, les hommes vont se sentir un peu seuls. » (p. 271)

« Reviens, Noé. On a besoin de ton arche. » (p.83)

 

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« Ce que j’aime notamment chez les chats,
c’est qu’ils vous interdisent de se croire leur propriétaire. »
(p. 15)

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Mr DSK entre “Wall Street” et “Ground Zéro”…

23.05.11

Monsieur DSK emménage
entre “Wall Street” et  ”Ground Zéro”,

titrent les journaux de ce 21 mai :
ça ne s’invente pas…

On pourrait dire
il n’y a pas loin de ” Wall Street ” à ” Ground Zero “,
comme on disait
il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne“...

Monsieur DSK a tout :  la compétence de gestion institutionnelle au niveau international, l’intelligence, le charme, l’estime générale, et même universelle, les meilleurs sondages, une double ou triple famille, une épouse en or, un succès professionnel remarquable, une autorité incontestée, des antécédents révélant une certaine éthique (démission d’un des postes les plus prestigieux, au Ministère de l’Economie, pour cause d’inculpation dans une affaire somme toute minime, dont il sera finalement relaxé)….

Heureusement qu’il ne s’est pas présenté aux primaires du PS et qu’il n’a pas été élu…
Ce n’est pas tant une affaire de morale qu’une affaire criminelle,  et de savoir si Mr DSK avait les nerfs qu’il faut…

Le détail de trop, c’était probablement cette attente de déclaration de candidature présidentielle devant laquelle il hésitait peut-être plus profondément qu’il ne le montrait… du genre ” pape qui, au fond, ne voulait pas l’être “( le film ” Habemus Papam“), ou se connaissant peut-être un peu trop pour être sûr de correspondre au ” job “.
Cette hésitation est tout à fait légitime, devant une attente publique électorale aussi forte, et face à la perspective d’en devenir… prisonnier.
Jacques Delors avait renoncé, et Cecilia Sarkozy a tourné les talons sitôt Nicolas élu…

Nul ne sait si Mr DSK est réellement coupable. Il est toujours présumé innocent, et s’il est déclaré totalement innocent, ce qui lui arrive est evidemment é-pou-van-ta-ble.
Mais on imagine mal la justice américaine, qui confirme, ce vendredi soir, les 7 chefs d’inculpation des premières constatations et des déclarations de la victime, se laisser induire en erreur, par simple légèreté, sur des faits aussi graves commis par un personnage aussi important au niveau international.

On peut comprendre les amis parisiens qui n’ont cessé de dire que ” cela ne lui ressemble pas “… Malheureusement, on sait qu’un grand nombre d’agresseurs sexuels poursuivis en justice avaient la surface sociale la plus flamboyante, et que les pervers ne sont pas toujours les gens d’apparence glauque ou marginale.

Et puis d’apprendre aujourd’hui que Mr DSK est “en liberté” dans un appartement avec des frais de garde (hors-loyer) s’élevant à 200 000 dollars par mois (deux-cent-mille-dollars-par-mois), ne fait que raviver l’envie de vomir. Avec un agresseur capable de déposer une caution de 1 million de dollars et un dépôt de garantie de 5 millions de dollars, on se dit que la femme de chambre, si elle a vraiment subi ce qu’elle a dit, n’aura jamais 10% de sommes pareilles pour faire valoir ses droits et se payer les avocats, ni financer les enquêtes pour sa défense. Le Procureur y pourvoiera, mais selon ses choix et non ceux de la plaignante.

La sidération conduit désormais à l’écoeurement par saturation d’informations, de commentaires, de honte, de déception…etc… Comme tout un chacun cette semaine, on est passé par tous les états psychologiques possibles : et on se demande comment et sur quelle base on pourra être rationnel dans le choix électoral de l’an prochain.

Quand on pense que, d’après les gazettes, Mr DSK se prépare, paraît-il, à baser sa défense sur ” une certaine reconnaissance des actes “,  mais supposée dédouanée par le ” libre consentement de la femme de chambre “, ce qui pourrait, paraît-il, conduire à une conciliation judiciaire, alors là, l’écoeurement sera total. DSK acquitté dans le cadre d’un compromis et parce qu’il aura payé…

Si ça tourne ainsi, Mr DSK, puisque vous jouez à la roulette russe
comme tous les nihilistes des aristocraties
qui se croient au jardin d’Eden de l’impunité garantie
(même votre avocat affirme que vous serez acquitté)…
… eh bien, restez dans votre appartement à rédiger vos chèques,
à méditer par la fenêtre, miroir de votre carrière,
en contemplant “Ground Zéro”
… et faites-vous oublier définitivement.

 

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Post-Scritptum : A part ça, et encore plus fort, dans ses aventures galantes, le Premier Ministre italien bat des records, qui collectionne les défilés de mineures dans les parties fines à son domicile, et mobilise ses Parlementaires pour lui concoter dans chaque procédure judiciaire le concernant une loi ad hoc lui garantissant l’impunité, tout en traitant ses juges de fascistes…
Et il est toujours en fonctions…


La parole est aux arbres

22.03.11

 Pour marquer l’arrivée du printemps 2011
et le 5 ème anniversaire de ce blog,
la parole est aux arbres…

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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