Un zeste d’humour à Lausanne

2.09.09

lac nikon 180Il doit bien y avoir d’autres raisons…

Par exemple celle-ci :

lac nikon 112

… afin de conduire à l’italienne :

lac nikon 163

… à moins que vous n’optiez pour le couple fusionnel :

lac nikon 139(cherchez les 4 différences)

Mais avouez tout de même que vous avez d’autres motifs :

lac nikon 175

et si les autres peuples savent faire l’Histoire,
en Suisse on sait les arroser
et les célébrer comme il convient :lac nikon 166

et comme vous ne pouvez pas quitter ce billet sans avoir appris quelque chose, savez-vous ce qu’on appelle ” le baiser du pain ” en patois local vaudois ?

C’est la partie sans croûte de chacun des deux pains, séparés après avoir été collés (comme des “pains siamois”) pour la cuisson :


L’Abrincate aussi … victime de discrimination !

13.08.09

Ayant appris par hassard à la radio que le 13 août  est la JOURNEE INTERNATIONALE DES GAUCHERS, et ayant entendu un président quelconque d’association de gauchers faire la liste des discriminations en tous genres dont ils sont victimes, l’Abrincate a donc enfin trouvé l’occasion de se déclarer victime d’une discrimination , tout en  affirmant sa fierté d’être enfin un minoritaire de quelque chose. Vous imaginez une “Left Pride” de 8 millions de Français gauchers sur les boulevards de Paris-plage, le 13 août ?

Aussi en profitera-t-il pour faire valoir une revendication, maintes fois ressassées et ruminée en silence, d’un gaucher… contrarié de ne pouvoir satisfaire ce besoin naturel d’écrire de la main gauche…

En effet, dans les innombrables réunions, assemblées, colloques, congrès, panels, conférences, sessions, séminaires, tables rondes, causeries, entretiens, symposiums, forums, parlottes, ateliers, briefings, conciliabules, prétoires, et autres conciles, il ne nous a pas encore été donné de trouver des chaises  ou fauteuils d’auditeurs adaptés aux gauchers. Les supports d’écriture s’ouvrent toujours pour la main droite et les gauchers doivent subtiliser la tablette de la chaise …de gauche, au risque de soustraire une place assise à un droitier…

L’Abrincate sollicite donc les autorités
pour qu’un train de mesures soit pris
pour mettre fin à cette discrimination
indigne du 21 ème siècle…

Dans la table des matières des espérances
que suscite la présidence Obama,
nul doute que ce dernier saura écouter la requête,
étant lui-même gaucher :


Quelques “insolites” de vacances

5.08.09

6a00e550e0cd72883300e5517a95ae8833-800wiUn aéroport européen, le 31 juillet vers 17 heures…

**********

vacances été 09 042En Suisse, le lait est joyeux…(Lausanne, juillet 2009)

***********

vacances été 09 046Et après, on s’étonne que la religion
devienne un instrument de manipulation des foules…
C’est ainsi que, dans l’Histoire,
des multitudes de gens ont été massacrés
pour la gloire de Dieu
et le salut du monde…”)

(Lausanne, juillet 2009)

************

Photos 2008 007

Rayonnants, assurément…(Lausanne, juillet 2009)

************

Photos 2008 046Donc, on part vers la mer…(Lausanne, 2008)

************

mont-saint-michel paysages 083…pour rejoindre le troupeau des millions de touristes au Mont-Saint-Michel

**************

mont-saint-michel paysages 029

Voilà un commerçant qui a compris que
le temps c’est de l’argent “.

**************

mont-saint-michel paysages 159Une manière insolite de voir le Mont-Saint-Michel…
à moins qu’on ne préfère cette version :

mont-saint-michel paysages 172

************

mont-saint-michel marée granville 032

De l’humour en plaques …

**********

décembre 2008 divers 024Publicité pour l’hebdomadaire du Département de la Manche
“La Manche Libre”

**************

mont-saint-michel marée granville 062Inscrit sur le pont de Pontaubault – chez les Abrincates…

***********

mont-saint-michel marée granville 104Vu de ce Pont de Pontaubault, la marée – le mascaret – arrive, que les surfeurs honorent…

***********

mont-saint-michel marée granville 167Seule cette fillette sait ce qu’elle exprime sur la plage de Granville…

************

mont-saint-michel marée granville 221Sieste forcée des bateaux, à marée basse…

*************

mont-saint-michel marée granville 224Un vrai Corsaire peut se payer une jambe de bois en bronze.

***********

mont-saint-michel marée granville 236A Granville, on sait accueillir les touristes.

*************

msm chausey 037Aux commandes de son vaisseau spatial,
le pilote de la navette maritime vers les Iles Chausey

***********

vacances été 09 (2) Patton chorale coques 14 juillet 046Cinquante euros la poupée…

***********

mont-saint-michel paysages 285Coucher de soleil sur grande marée de 106…

 


Les nouvelles structures familiales…

16.07.09

 

Lettre au Préfet

Objet : demande de libération militaire anticipée suite à situation de famille.

 Monsieur le Préfet,

J’ai l’honneur de solliciter votre bienveillance le re-examen de mon dossier de demande de libération militaire anticipée, car la situation antérieure en ce qui me concerne et celle de ma famille a beaucoup évolué.

En effet, je suis maintenant marié avec une veuve, laquelle a une fille.
Mon père a épousé cette fille, ce qui fait qu’a ce jour, mon père est devenu mon gendre puisqu’il a épousé la fille de ma femme et ainsi ma belle fille est devenue ma belle mère.
De plus, avec ma femme nous avons eu un fils. Cet enfant est donc le fils de la mère de la femme de mon père, donc le beau-frère de mon père mais en conséquence mon oncle puisqu’ il est le frère de ma belle mère, mon fils est devenu mon oncle.
Quant à la femme de mon père (ma belle fille et belle-mère), elle vient d’avoir un garçon qui est mon petit fils puisqu’il est le fils de la fille de ma femme.
Ma fille (issue de ma femme veuve) se trouve être ma mère puisqu’elle est la femme de mon père.
Par conséquent je suis le frère de mon petit fils.
Et comme le mari de la mère d’une personne est le père de celle ci, il arrive donc que je suis le père de ma mère et le frère de son fils : je suis donc mon propre grand-père.

J’ai donc l’honneur de vous demander Monsieur le Préfet, d’examiner ma situation de famille et d’entamer les démarches auprès des autorités militaires en vue de ma libération étant donne que le règlement militaire interdit que le père, le fils et le petit fils soient mobilisés ensemble.

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de mes sentiments respectueux.




Humour en vrac et en bref (7)

6.04.09

” Il vaut mieux passer hériter à la poste
que  passer à la postérité.”
(Alphonse Allais)

L’homme est imparfait, mais ce n’est pas étonnant
si l’on songe à l’époque où il fut créé.”
(Alphonse Allais)

” Shakespeare n’a jamais existé. Toutes ses pièces ont été écrites
par quelqu’un qui portait le même nom que lui.”
(Alphonse Allais)

Alphonse Allais

” Mieux vaut penser le changement
que changer le pansement.”
(Francis Blanche)

Go to fullsize image

” Mieux vaut ne penser à rien
que de ne pas penser du tout.”
(Serge Gainsbourg)

Go to fullsize image

” Les bons crus font les bonnes cuites.” (Pierre Dac)

Go to fullsize image

” Le pastis, c’est comme les seins,
un c’est pas assez, et trois c’est trop.”
(Fernandel)

Go to fullsize image

” Je désire être incinéré et je veux que 10% de mes cendres
soient versées à mon imprésario.”
(Groucho Marx)

Go to fullsize image

” Je peux vous prouver que je suis susceptible
d’accepter cinquante mille dollars tout de suite,
sans broncher.”
(Salvador Dali)

Go to fullsize image

” Etre dans le vent,
c’est avoir le destin des feuilles mortes.”
(Jean Guitton)

Go to fullsize image


Humour en vrac et en bref… (6)

29.03.09

Les STATISTIQUES :

” Les chiffres sont aux analystes
ce que les lampadaires sont aux ivrognes :
ils fournissent bien plus un appui qu’un éclairage. “

(Jean Dion)

statistiques

” Un statisticien est une personne
qui peut avoir la tête dans un four
et les pieds pris dans la glace
et dire qu’en moyenne il se sent bien.”

(Benjamin Dereca)

” Un enfant sur sept étant Chinois,
nous nous sommes arrêtés à six. “

(Marie-Lyse Aston)

Les LANGUES ETRANGERES :

” Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes,
français aux hommes et allemand à mon cheval. ”

(Charles Quint)

” Je me suis remis à la clarinette.
C’est ce qui rapproche le plus de l’anglais.”

(Raymond Devos)

” Un homme qui parle trois langues et trilingue.
Un homme qui parle deux langues est bilingue.
Un homme qui ne parle qu’une langue est anglais.”

(Claude Gagnière)

2103554749_4d69f08e9f_o

SUJETS DIVERS ET VARIES…

” La société de consommation porte mal son nom,
car un con ne fait généralement pas de sommation
avant de dire une connerie en société.”

(Marc Escayrol).

Je vais vous raconter une histoire de contraception orale.
J’ai demandé à une fille de coucher avec moi
et elle m’a dit non.”

(Woody Allen)

” Une fois que vous avez fait rire les gens, ils vous écoutent,
et là, vous pouvez leur dire n’importe quoi.”

(Herb Gardner)

” Les hommes naissent libres et égaux…
Après, ils se démerdent.”

(Jean Yanne)

” Avec les hommes politiques,
il n’est que de savoir attendre.
Ils finissent toujours
par reconnaître loyalement leurs erreurs,
à la seule condition qu’il soit trop tard
pour les réparer. ”

(André Frossard)

” Si vous n’avez pas d’opinions politiques,
prenez donc les miennes. “

(Edgar faure)

humacouv

*************

” Ceux qui boivent pour oublier
sont priés de payer d’avance.
Merci. “

” Tout a une fin,
sauf le saucisson qui en a deux. “


UBS : qui imaginerait une bande dessinée pareille ?

24.02.09

C’est l’histoire d’une banque, ” grenouille devenue aussi grosse que le boeuf ” (fusion UBS-SBS), qui ne perdait jamais une occasion de dire qu’elle pouvait déménager n’importe où dans le monde et que le nom de “Suisse” n’était qu’un vernis de sérieux – et qui, finalement, en octobre 2008, se résout à supplier le gouvernement suisse de la recapitaliser. Ce qui fût fait à raison de 6 milliards de francs suisses (4 milliards d’euros)…

Puis on apprend ceci :

Les 6 milliards de francs de la Confédération servant à la recapitalisation de l’UBS iront sur les comptes de la filiale de la banque sur l’île anglo-normande de Jersey, apprend-on ce vendredi.
Le Parti Socialiste en est vert de rage. UBS a confirmé l’information parue vendredi dans la presse : « L’emprunt à conversion obligatoire a été émis à Jersey, indique la porte-parole. La raison en est qu’ainsi, aucun impôt anticipé ne sera prélevé sur le coupon, ce qui est dans l’intérêt de la Confédération. »

Autrement dit, le gouvernement suisse recapitalise sa plus grande banque en plaçant l’argent dans le paradis fiscal de Jersey à seule fin d’échapper à “ ses propres impôts “.
Le Président de la Confédération, qui se trouve être cette année le Ministre des Finances, Mr Hans-Rudolf Merz (et non pas Jurg-Georg Schlumpf, ni un quelconque Luzius-Heini Akchteubleuch) a vanté les mérites de cette décision à la télévision pour  “épargner l’argent des contribuables“. Donc, le bon peuple doit s’estimer satisfait. Plus c’est gros, plus ça passe.

foumiz1Source photo

Attendez, il y a encore mieux :

La banque livre alors aux autorités des Etats-Unis une liste de 250 noms d’Américains ayant ouvert des comptes à l’UBS en Suisse pour échapper au fisc américain, en escomptant ainsi provoquer l’indulgence et la clémence des autorités quant aux dizaines de milliers d’autres comptes.

On apprend alors que les directeurs actuels savaient parfaitement, et depuis des années, que ces démarches utilisaient des pratiques illégales en regard  du droit américain. Ils le savaient d’autant plus que 32 conseillers sont allées au USA, par exemple en 2004 (en classe ” Business ” ?), et chacun restait en moyenne un mois sur place pour rencontrer environ 4 clients par jour. Environ 3 800 contacts étaient donc établis chaque année : ces conseillers proposaient à leurs clients de créer des sociétés-écrans pour ne pas être imposés aux USA, de planquer une partie de l’argent liquide dans des coffres en Suisse, et de faire des achats à partir d’une carte de crédit UBS.  Les “conseillers de l’UBS” transportaient des diamants dans des tubes de dentifrice…

Pour approcher les riches contribuables américains, rien de tel que de fréquenter les tournois de tennis, les compétitions de voile, les grandes expositions internationales d’art contemporain (parfois sponsorisées par l’UBS).

Toutes les communications internes se faisaient par codes de langage, dignes des Pieds Nickelés (“orange” = euro; vert” = dollar ; 250 000, c’est une noixet 1 million un “cygne“,etc,…).

pngenerale

D’ où le grand débat – et la grande peur – sur l’épée de Damoclès qui flotte au dessus du “ secret bancaire “, notion aussi identitaire pour la Suisse que le chocolat et la Croix-Rouge, et dont il faudrait peut-être changer le nom
Dans un esprit constructif, on proposera :

” arcane fiduciaire “
” flouze labyrinthique “
” ficelle monétaire”
” artifice boutiquier”
” blé furtif “
” fortune pudique “
” espèces latentes “
” tango argent-in “
” grisbi occulte “
” dédale d’oseille “
” pognon subreptice “
” pépètes chafouines “
” oseille cabalistique “
” radis somnolent “

” dédale profond “
” écheveau mystique “
” maquis intimes “
” méandres ténébreux “

etc…

On terminera ce billet par une réflexion qui se veut aussi sérieuse que possible  :

Etant de la génération des littéraires issus de 1968, on a (allégrement – rassurez-vous) porté le poids des insultes selon lesquelles on ne comprenait rien aux mécanismes de l’économie, tout en lisant d’innombrables journaux, magazines et alertes d’associations, d’ONG, de groupes militants dénonçant cette économie comme étant l’organisation sophistiquée de la légalisation de la corruption mondiale, etc…

Nous découvrons aujourd’hui que ce que nous pensions, ce que nous disions de tout cet univers, était vrai. Nous aurions dû penser effectivement que l’effondrement du système n’était possible que miné par ses propres escrocs.
Le système se détruit au sein de ses propres chiottes à l’architecture bancaire, dans un nihilisme de millionnaires affouragés de bonus pompés sur l’argent des contribuables.
Qui plus est – n’est-ce pas -  ils trouveront bien le moyen de nous faire payer plusieurs fois, par les recapitalisations à perpetuité, par le chômage, par l’inflation, etc…

Alors, bravo ! et bon appétit
au Chief Executive Officer de l’UBS,
un certain Rohner, prénommé Marcel.

money-graphics-2008_866358a

Source photo

Si ce n’était le (sincérement) triste spectacle des leaders politiques suisses, toutes tendances confondues, obligés, à l’intérieur de la même phrase, de cracher sur les patrons criminels de l’UBS, fleuron de la banque suisse depuis des décennies, tout en défendant le secret bancaire comme un Saint-Sacrement, raisonnement périlleux par les temps qui courent, on ajouterait ce commentaire spontané d’un journaliste du matin à la Radio Suisse Romande cette semaine :
” Ne plus voir confiance en Dieu, c’est une chose,
mais ne plus avoir confiance dans la plus grande banque suisse,
voilà qui est insupportable…”

Sans oublier le (toujours excellent) dessin de Chappatte dans ” Le Temps ” de ce jour :

l090224c

Source photo


Ce blog a trois ans : dictionnaire pour gros temps

17.02.09

Ce blog a donc trois ans : comme, désormais, chaque année, l’Abrincate offre un petit cadeau d’anniversaire, non sans avoir préalablement mentionné que le cap des 100 000 (cent mille) ouvertures de billets de ce blog a été franchi ces derniers jours, pour un total de 300 billets publiés et 565 commentaires reçus.

Les statistiques de ce blog sont donc modestes, pour ne pas dire liliputiennes, comparées aux chiffres records d’autres blogs.  Mais l’intérêt, le plaisir et la liberté d’alimenter ce blog sont intacts, n’était le temps trop discontinu pour y publier tant de choses…

Adoncques il appert
… qu’ayant déniché chez un collègue d’outre-Méditerranée un de ces petits ouvrages-trouvailles, vous en découvrirez ci-dessous (si vous ne les connaissez pas déjà) quelques échantillons choisis : il s’agit du livre “Le Baleinié : Dictionnaire des tracas “ en trois (petits) tomes, dont l’ambition des auteurs se présente  ainsi  dans la préface :

” Certains tracas, on se croyait seul à les subir alors même qu’on était nombreux à les partager. Dès lors, les répertorier et leur donner un nom nous apparut d’utilité publique.(…) Les mots sont neufs, basés sur des principes d’euphonie, ou de cacophonie.(…) Le dessein de ce dictionnaire est de sortir le tracas de la brume pour le voir à visage découvert, de lui donner un nom, et ainsi de le métamorphoser en un petit bonheur, celui de “rire en y repensant.”(…)

Extraits libres … :

Aflète : personne qui ne fait pas de bise quand elle fait la bise.

Azétérie : fleur du jardin qu’on hésite à cueillir parce que si on la cueille elle n’y sera plus.

Argascaner : subir des coups de genoux dans son dossier dès le début du spectacle.

Atarinien : automobiliste qui passe si lentement au vert qu’il vous laisse le rouge.

Beccari : accélération cardiaque lors d’un contrôle de police alors qu’on n’a rien à se reprocher.

Batana : tyrannie de ceux qui vous font quatre fois la bise.

Bernogue : mot qu’on ne se décide pas à supprimer du répertoire.

Belgoyer : se pencher pour ramasser ses clefs et faire tomber stylo, lunettes, monnaie et téléphone portable.

Boulbos : camion qui vous cache systématiquement le panneau sur l’autoroute.

Breudeune : disparition des symptômes le temps de la visite chez le médecin.

Courcueller : tartiner du beurre sortant du frigo sur une tranche de pain de mie mou.

Chouir : faire semblant de ne pas avoir reçu le postillon.

Chacard : pied de table contre lequel vous vous heurtez violemment le petit orteil.

Cra : miette de biscotte dans les draps.

Dadu : bruit malpoli que le fauteuil en cuir a fait quand vous vous êtes assis dessus.
Ousse-dadu : silence du même fauteuil quand vous vous rasseyez pour prouver que ce n’est pas vous.

Doriedoque : ancienne place de la pendule où vous continuez à vouloir lire l’heure.

Enzerpo : plat qui arrive après une longue attente et quand on n’a plus faim

Ertepoul : distance à partir de laquelle on se demande s’il faut ou non tenir la porte à la personne qui vous suit.

Faplaotir : éternuer en doublant un camion.

Flobarder : être tellement en avance qu’on finit par arriver en retard.

Pour ne pas déflorer le plaisir de la découverte, on s’arrêtera ici, mais on ne résiste cependant pas à l’envie de vous faire découvrir ces derniers néologismes :

Hude : poche où ça y était pas tout à l’heure, et pourtant ça y était quand même puisque ça y est maintenant.

Touhamem : réplique imparable qui ne vous vient que quand l’ennemi est déjà loin.

Etre Omar : être pris pour celui qui vient de klaxonner.

Etre Linolinalino : être lâché dès le début de la fête par ceux qui ont tant insisté pour vous y emmener.

Néninaillener : pense très fort ou chanter tout bas pour ne pas être englué par la conversation de ses voisins.

Loustaner : cacheter l’enveloppe avant d’inscrire l’adresse qui est sur la lettre à l’intérieur.

et enfin , pour ceux qui voyagent souvent en avion….

Wewedem : lutte discrète entre vous et votre voisin pour la posssession de l’accoudoir
Terme de géopolitique : conflit international qui a débuté avant votre naissance et qui dure encore.

Bonne lecture…

Articles publiés lors des deux précédents anniversaires de ce blog :

” Ce blog a un an : petit clin d’oeil à Montaigne “

” Un cadeau pour les deux ans de ce blog “


Davos : pas de lancer de chaussures sur les bébés !

5.02.09

Le Forum de Davos n’est peut-être qu’un repaire de ” bébés  qui cultivent la même obsession de devenir toujours plus forts et plus grands, (avec des discours) de mieux en mieux rôdés à la globalisation. En développant entre eux des protocoles relationnels tout simples : pas de cravate, par exemple. Ce qui est un code par excellence de bébés se cooptant. De bébés que la presse, elle aussi peuplée de bébés obsédés par les idées fixes de la force et de la croissance, vient certifier, en état de fascination massive.
Or les bébés de Davos ont inspiré la destruction de l’économie aujourd’hui. Et de la planète.
La cause en est leur voeu de devenir toujours plus forts et plus grands. Ce n’est pas compatible avec l’entretien de la vie, dans un espace fini. Dans l’espace social par exemple. Dans l’espace économique. Dans l’espace financier. Dans celui des terres, des airs et des océans.”

t7sspwf92

Les panelistes lors d’un débat à Davos sur le développement durable
comme nouveau paradigme de la croissance (et réciproquement…)
Source photo

” On se demande à ce stade : les bébés pourraient-ils en profiter pour grandir un tout petit peu ? Pour imaginer la non-force ou la non-grandeur ? Non, bien sûr. Les bébés de Davos se demandent seulement comment aménager leur avenir de bébés dans un contexte de crise. Comment se réserver des privilèges de bébés. De bébés soucieux de rester irresponsables et néammoins choyés. Avec leurs codes patiemment mis au point : sans cravates, mais avec de l’argent. Et des cordons de police autour. Un petit pleur échappe tout de même à certains d’entre eux, quelquefois. Une petite plainte sur la dureté des temps. Un petit appel à l’aide en direction des Etats, c’est à dire du peuple obscur, quand les entreprises vont mal. Voire une petite réflexion sur le réchauffement climatique ou des réserves mondiales en eau. Ainsi vont les choses.
Ainsi vont les bébés de Davos.
(…)

(Christophe Gallaz – Le Matin-Dimanche – Suisse – 01.02.09)

A Davos, on enlève sa cravate.
Quand devra-t-on enlever ses  chaussures
pour avoir le droit d’assister aux conférences de presse ?

pic-500-1200360jpg1


Des talibans sur Mars ?

1.06.08

On ne peut qu’admirer l’exploit scientifique et technique de l’” amarsissage ” de la sonde américaine Phénix sur la planète Mars, afin de “sonder si la vie y est possible“.
Et la satisfaction du personnel de la NASA est légitime.

photo

On peut simplement se demander comment peut-on être capable de réussir à poser une sonde à 700 millions de kilomètres, après un voyage de 9 mois dans l’espace, et simultanément :

- être incapable de détecter Ben Laden dans un zone de 50 km2 entre le Pakistan et l’Afghanistan ?

- ne pas savoir s’il y a encore de la vie en Tchétchénie ?
Il faut envoyer d’urgence la sonde Phénix en Tchétchénie…

- ne pas savoir où sont déposées les mines anti-personnels qui continuent d’exploser des années après la fin d’un conflit ?

- ne pas savoir où sont passés des dizaines de milliards de dollars disparus de l’aide au développement ?

photo

- ne pas savoir où sont passés les centaines d’enfants disparus des institutions où ils ont été placés en Europe par les autorités publiques ? (voir le billet de ce blog consacré à ce problème)

- ne rien savoir sur des zones entières de notre planète où l’on sait que la vie existe ?

On ne sait pas ?
On ne veut pas savoir ?
On sait, mais on ne veut pas le faire savoir ?

Comme disait Louis Jouvet :

” Si l’administration militaire était bien faite,
il n’y aurait pas de soldat inconnu.”