L' »Abrincate » en girouette

« Si vous tenez à penser, préparez-vous à souffrir » (Stanley Cavell)

Pas envie de souffrir aujourd’hui. L’« Abrincate » (voir billet du 3 mars) n’avance pas. Ou plutôt il avance dans tous les sens : il tourne au gré des tourbillons du vent, les vagues attaquent de tous les côtés. Comme on dit parfois :  » plus tu navigues moins vite, moins tu avances davantage… » Il faut regarder la boussole presque en permanence. Et comme disait le regretté Edgar Faure… qui s’y connaissait en navigation, « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ». Le gouvernail automatique devient fou. Il faut y aller soi-même et tenir ferme le manche, des deux mains. Pas le temps ni l’envie de penser, ne serait-ce qu’à cause des claquements de la voile sur le mât. Laisser aller les idées, les images, comme celle de l’alcyon, cet oiseau de légende qui avait pour particularité de construire son nid au creux de la vague… en pensant à cette réflexion de Julia Kristeva :  » Un homme qui n’a point de demeure fixe n’est nulle part étranger ».

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