FARC – GUANTANAMO, même combat

La libération, au deuxième essai, de deux otages des FARC en Colombie montre, une fois de plus, qu’un affaire d’otages ne se règle pas, en direct, face à 200 journalistes, puisque, dans ce cas, la question n’est plus le fond de la négociation, mais de savoir quelle est la partie qui perdra la face, en temps réel, devant les médias du monde entier.

En espérant vivement la libération rapide d’Ingrid Betancourt, on pourrait aussi suggérer au Président Chavez de s’intéresser aussi aux otages de Guantanamo. L’analogie entre les 700 otages des FARC et les 300 « non-prisonniers » de Guantanamo n’est pas abusive, lorsqu’on veut bien porter les lunettes des instruments internationaux sur les droits humains, dont les Conventions de Genève.
Il ne s’agit en aucun cas de dédouaner les FARC, mais de considérer que la situation juridique objective des prisonniers de Guantanamo est de même nature : la meilleure preuve en est que le gouvernement américain refuse depuis toujours le titre de prisonniers à ces « captifs » : si donc on prive de liberté pour les enchaîner pendant des années, des centaines de personnes, sur la base de soupçons sans preuves ni possibilité de recours, ce sont – objectivement – des otages.

Cette position ne dédouane en rien les militants terroristes des réseaux d’Al-Qaida, où qu’ils sévissent dans le monde.
Sur ce plan, il faut soutenir la pétition du Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles qui, dans un courte lettre au Secrétaire Général des Nations Unies vient de demander que les responsables qui planifient les attentats terroristes contre des milliers de civils soient poursuivis pour crimes contre l’humanité (voir en attachement la définition de ce crime selon l’Article 7 des statuts de la Cour Pénale Internationale).

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, en Irak, 151 000 personnes ont disparu de mort violente entre mars 2003 et juin 2006, dont la moitié à Bagdad : la mort violente est la première cause de mortalité des hommes âgés de 15 à 59 ans.

P.S. : Si on ajoutait le montant des dommages-intérêts aux membres survivants des familles décimées, on arriverait à quel prix pour le baril de pétrole ?

 

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