Petite fugue à St Petersbourg

De quelques jours passés à St Petersbourg, ces quelques impressions :

Dans cette ville, vous n’échappez pas à un sentiment d’exaltation, que provoque la beauté architecturale, inévitablement associée à la signification historique des évènements qui s’y sont déroulés, depuis sa fondation par Pierre le Grand : la création de la ville, la succession des tsars, les premières révoltes communistes, le siège de 3 ans par les nazis pendant la dernière guerre mondiale, et tout au long de cette histoire, une profusion culturelle et artistique – dont ce qui a survécu à 70 ans de communisme a été restauré en 2003 pour le 300 ème anniversaire de la ville.

Quelques diapos…

L’appartement de Dostoïevski transpire l’humanité du personnage, mais aussi de sa femme, Anna Gigorievna (qu’il avait engagée comme secrétaire-dactylo), et dont Tolstoï, qui l’a rencontrée, dira que « si tous les écrivains russes avaient eu une telle épouse, quels chefs-d’oeuvres nous aurions ! « .

Dostoevsky in 1880 par raskolni_comDostoïevski en 1880

Dostoievski par Anthony Romm
Bureau de Dostoïevski

responsable par ^ mAyAkA ^Source photo

 » C’est trop idéaliste … et de ce fait, cruel. « 
(« Humiliés et offensés » – 1861)

 » Nous rabaissons trop la providence quand, par dépit de ne pouvoir la comprendre, nous lui prêtons nos idées « . (Source)

 » Si l’on chasse Dieu de la terre, nous le rencontrerons sous la terre. »
(« Notes d’un souterrain » – 1864)

Le Musée de l’Ermitage, restauré comme neuf, dont l’entrée est impressionnante :

La Cathedrale St Isaac est un chef-d’oeuvre :, qui fut un Musée de l’Athéisme pendant les décennies de communisme, avec un « Pendule de Foucault » suspendu à la coupole

Intérieur de la Coupole de St Isaac (100 mètres de hauteur)

L’Eglise de la Résurrection :

« Nabucco » de Verdi au Theâtre Mariinsky (ex-théâtre Kirov) :

Musée Russe :

Saint Boris et Saint Gleb (XIV siècle)

La Forteresse Pierre et Paul, où sont inhumés tous les tsars :

Mais une question taraude le piéton étranger qui croise tant de Russes grisonnants dans les rues ou dans le métro : que se passe-t-il dans la tête de gens nés après la dernière guerre, qui ont grandi et qui ont été éduqués dans l’idéologie communiste stalinienne, et qui aujourd’hui, à l’âge de la retraite, voient ces touristes admirer les fastes impériaux dans une ville qui a retouvé son nom germanique (St Petersbourg) et non pas russe (Petrograd) ?

Ya-t-il un Dostoïevski ou un Soljenitsine en germe dans cette génération ?

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One Response to Petite fugue à St Petersbourg

  1. mirabelle dit :

    merci pour ce très beau reportage !

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