La politique, comment ça marche.

Extrait d’un article paru dans « Le Courrier », quotidien de Genève le 1e rmars 2011 :

              » Hier après-midi , le Conseil National (= Assemblée Nationale) a accepté à son tour, après le Conseil des Etats (=Sénat) d’augmenter les budgets de l’aide au développement de 640 millions de francs (= 500 millions d’euros) pour les années 2011-2012, pour des projets liés à l’eau et au climat.
               De cette manière, la Suisse allouera 0,5%  de son Revenu National Brut (RNB) aux pays les plus pauvres à l’horizon 2015.
             Le Parti Socialiste avait  fait du vote de ces crédits supplémentaires une condition sine qua non à son soutien à un autre objet figurant à l’ordre du jour du National ce mardi matin à la première heure : un crédit extraordinaire de 12,5 milliards de francs
(9,5 milliards d’euros) au Fonds Monétaire International (FMI). » (…)

              » L’actualité  brûlante du monde arabe a peut-être joué un rôle », analysait à chaud Micheline Calmy-Rey (Présidente de la Suisse pour l’année 2011). 
             « Il est possible  qu’on se soit rendu compte que pour répondre aux défis globaux, la Suisse devait être active sur place et que c’est une bonne manière d’aider les gens  que de leur offrir des perspectives. »

               Son collègue Johann Schneider-Amman, Conseiller Fédéral (Economie) se montre moins elliptique : «  Premièrement,  la migration doit être endiguée, et deuxièmement,  les pays concernés doivent être stabilisés, de sorte que nos relations commerciales avec eux puissent être à nouveau normalisées. Car elles signifient des emplois, non seulement là-bas, mais aussi chez nous. »(…)

             Tout cela est très bien vu et dit, et les ONG ont raison de se réjouir de cette décision sur l’aide au développement (qui leur offre aussi des perspectives de co-financement).

             Cependant on peut penser que cette double décision (Aide – FMI) aura une efficacité lorsque les chiffres seront inversés. Car si, pour répondre aux « défis globaux » et « créer des emplois« , on envoie 640 millions pour le développement, tandis qu’on affourage le FMI de 12,5 mil-l-i-a-r-d-s de francs pour soulager la dette de gouvernements qui ont renfloué les banques privées en faillitte (voir l’Irlande) à cause  de transactions pourries (dans un désastre dont on n’est pas encore sûr, à ce jour, de connaître l’ampleur) il est légitime de penser que les montants auraient dûs être inversés : il aurait fallu envoyer 12,5 milliards à l’aide au développement et 640 millions au FMI.

                source photo

Mais au rythme où vont le surprises depuis quelque temps, ne pas exclure que les retournements de raisonnement arrivent plus vite que prévu…

                Qui est prêt à parier que d’ici quelques années, les campagnes politiques seront argumentées sur la base du besoin d’immigration, rien que pour maintenir le niveau de vie économique des pays européens en déficit démographique ?

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Un commentaire pour La politique, comment ça marche.

  1. Farmber dit :

    Society on the web : http://www.the-network.eu

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