Suisse : criminalité des mineurs en baisse

Dans les médias suisses (21.03.2011)
(www.rsr.ch)

 » Le nombre d’infractions recensées en Suisse a baissé de 2% en 2010 pour s’inscrire à 656’858. Par rapport à l’année précédente, les infractions au code pénal ont régressé de 5%.                  
Le nombre de prévenus enregistré chez les mineurs a quant à lui diminué de 8%.
(…) 
Le nombre total de prévenus – une personne peut être enregistrée par la police pour plusieurs infractions – a diminué de 1,4%.
Cette tendance est imputable presque exclusivement aux mineurs, pour lesquels la baisse a été beaucoup plus nette (-8%).
Non seulement le nombre de mineurs concernés a diminué, mais ces derniers étaient aussi impliqués en moyenne dans moins d’infractions.

Pour ce qui est de l’origine des auteurs, 80% des prévenus dénoncés pour des infractions au code pénal font partie de la population résidente de la Suisse, 4% sont des requérants d’asile et 15% sont des étrangers séjournant en Suisse sans permis de longue durée. Si l’on ne considère que les prévenus faisant partie de la population résidente, 63% des auteurs d’une infraction au code pénal sont de nationalité suisse, contre 37% d’étrangers. »(…)

Extraits de l’interview de Mr Olivier Guéniat, Chef de la Police judiciaire du Canton de Neuchâtel(…) :

Question du journaliste radio :  » Ce qui a beaucoup retenu notre attention, c’est que la violence chez les jeunes a beaucoup baissé. Comment expliquez-vous cette baisse de la crimimlaité chez les jeunes ?

Réponse :  » C’est vraisemblablement la conjonction de multiples facteurs, et pas seulement des efforts de prévention. Il y a une tendance actuelle de la jeunesse à poser moins de problèmes. Par contre, il y a une partie de ces mineurs qui sont « sur-actifs », et ceux-là produisent 40 à 50 % de la criminalité. Et là on a encore énormément à faire pour les prises en charge.
Mais quand on voit qu’on est arrivé à moins de 20 % d’auteurs mineurs de criminalité par rapport à la criminalité générale, alors qu’on était à 30 % dans les années 1980, et 20% pendant à peu près 20 ans, et aujourd’hui en-dessous de 20 %, c’est quelque chose de très satisfaisant : il faut avoir confiance en cette jeunesse. »

Mais on peut compter sur les media qui se repaissent de l’étalage des crimes graves dont le traitement à répétition augmente le sentiment d’insécurité dans la population, alors que statistiquement, c’est le contraire…

Voir les précédents billets de ce blog sur ce même sujet :

 » Délinquance juvénile : mais qu’est-ce qu’on nous raconte ?

 » Enfants et confettis « propres en ordre », s.v.p…

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