Qu’est-ce que le développement durable ?

Le développement durable est « un développement harmonisé de l’ensemble des sociétés des diverses régions du monde, orienté sur une croissance riche en emplois, économe en ressources naturelles et renouvelables, soucieux d’équité et de cohésion sociale visant à l’accès pour tous à une haute qualité de vie répondant aux besoins présents, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. »(à partir du Glossaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie)

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La définition traditionnelle et occidentale de la croissance n’est plus le paradigme universel du développement. L’imprévisibilité et la complexité des problèmes posés par la destruction progressive de l’environnement obligent les Etats à définir et négocier une approche internationale concertée, qui tienne compte de la diversité des cultures et traditions, tout en étant fondée sur les droits humains fondamentaux.

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Il faut désormais considérer :

que les droits humains fondamentaux ne peuvent être effectivement garantis que si l’Etat dispose des moyens de réguler et contrôler leur application, car il porte la responsabilité de l’intérêt collectif quant aux nécessaires investissements à long terme, notamment dans l’éducation et la santé, tandis que le marché ne gère la rareté qu’au prix, à de degrés divers, d’une explosion des inégalités ;

– que si la nature est une richesse, elle n’est pas une marchandise. Les ressources naturelles ne sont pas commercialisables, pas plus que le droit de les détruire, sachant par ailleurs qu’aucune instance internationale de régulation ne serait en mesure d’encadrer ce marché en donnant la priorité à  la sauvegarde des ressources pour les générations futures ;

–  que les citoyens doivent être conscients de leur responsabilité individuelle dans leurs comportements quotidiens, et notamment les enfants et jeunes fréquentant les établissements éducatifs ;

– que les raisonnements économiques doivent intégrer le coût des conséquences à long terme de l’absence de prévention et de protection de l’environnement pour la future génération, et pas seulement le coût de l’utilisation sans limites des ressources naturelles et énergétiques pour un profit immédiat.

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L’action doit être fondée sur une approche « droits humains, qui ne se réduit pas à la seule évaluation des besoins, mais l’octroi des moyens d’y subvenir sur la base de droits fondamentaux, négociés et ratifiés par les Etats, qui en sont à la fois la source et les garants, sans en être les acteurs exclusifs. Ces droits humains sont des outils universels, indivisibles et interdépendants qui favorisent l’égalité des chances et l’intégration  sociale de toutes les générations.

Il n’y a de développement durable que dans une organisation sociale en recherche d’efficacité, d’équité et de solidarité, avec la participation active d’une société civile formée et informée, qui exerce ses libertés d’expression, d’association et d’initiative.

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L’action sociale au bénéfice des populations les plus vulnérables n’est pas une activité secondaire pour une population marginale. Si tous les enfants d’une classe d’âge ont des droits, dont  l’égalité des chances en matière de santé et d’éducation, le travail social y contribue de manière vitale, et non pas selon une vision condescendante ou compassionnelle.

« Si les normes élémentaires de l’équité sociale ne sont pas respectées, le tissu social commence à se défaire et l’intolérance politique s’installe, créant un climat qui décourage l’investissement. De sorte que, loin d’être une conséquence de la réussite économique, le développement social (est) une condition essentielle dont dépendent la viabilité et l’efficacité de l’économie de la région. »  (Déclaration du Sommet Mondial de Copenhague sur le développement humain – 1995)

Il est inacceptable que la majeure partie des populations souffrant de la faim de manière chronique vive en milieu rural et agricole. La lutte contre « la faim dans le monde » progressera par l’équilibre des chances données aux agricultures locales de subvenir aux besoins nutritionnels de la population dans son milieu naturel et communautaire.

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La « victoire » de l’allaitement maternel sur les nourritures artificielles importées à grand renfort de publicité dans les pays les plus pauvres est une victoire du développement durable sur l’intérêt commercial à court terme, grâce à la vigilance de la société civile et de beaucoup de professionnels de la santé.

Les valeurs porteuses d’une approche sérieuse du développement durable doivent être intégrées dans le système éducatif. Que ce soit dans l’éducation, formelle, non formelle et fonctionnelle, la prévalence de la pérennité la vie sur le profit, de la solidarité sur la concurrence, de la participation sur l’autoritarisme, de la loi commune sur les privilèges, de l’appréhension de la complexité sur le simplisme médiatique, de la notion de bien public sur la seule propriété privée, et des investissements pour les services publics à long terme sur la commercialisation généralisée à profit immédiat. L’éducation doit développer chez les enfants le goût de la complexité (contre les préjugés), du débat (contre l’intolérance), de l’initiative (contre le fatalisme), avec des outils permettant de former leurs opinions et de les confronter avec celles des autres.

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