Un brin de solution pour les migrants et réfugiés ?

Proposition d’annonce :

 » Cherchons migrants désireux d’obtenir le statut de réfugié (1), de s’intégrer en s’engageant d’abord à apprendre la langue du pays d’accueil (2), mais aussi à ne pas enfreindre les lois de ce pays, sous peine d’expulsion (3), pour combler le déficit de main d’œuvre dans les métiers qui sont, de manière chronique, en manque de candidats (4) et disposés à bénéficier d’une procédure de retour au pays avec formation et capital. »

La rémunération des emplois serait conforme aux lois du pays de destination, en respectant le salaire minimum et l’obligation d’assurances maladie-accident.
Les charges sociales et l’impôt sur le revenu seront cependant remplacés par le système suivant (5) :
– un pourcentage du revenu brut négocié avec chaque réfugié-e sera envoyé par la personne à sa famille restée au pays (6)
– un pourcentage du revenu sera obligatoirement placé sur un compte d’épargne.
Au terme de la période d’emploi (minimum 3 ans), il lui sera proposé de retourner dans son pays pour créer une activité économique avec son capital, qui sera rallongé de 50% par le pays d’accueil initial (7).
Dans le cadre de l’aide au développement, le-la candidat-e pourra, une fois ré-installé-e dans son pays, recevoir une subvention (8) destinée à former des jeunes apprentis nationaux (9).
Les réfugié-e-s qui, au terme de leur contrat de 3 ans, ne souhaitent pas revenir au pays d’origine, entrent alors dans le système général des lois du travail du pays d’accueil, avec charges sociales, impôt sur le revenu, et indemnités de chômage, si besoin est (10).
Le refus de l’asile et l’expulsion seraient automatiques dans le cas de requérant-e-s qui ne veulent pas s’intégrer, ni apprendre la langue, ni travailler, et/ou qui, après leur arrivée dans le pays d’accueil, contreviennent aux lois pénales de ce pays (après jugement…).
Les mineur-e-s étranger-e-s non-accompagné-e-s (qui entrent dans un pays de destination sans représentant légal) devraient bénéficier en priorité et automatiquement de ce système.

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Avantages de cette formule :

• Elle répond aux besoins et demandes d’un certain nombre de demandeurs d’asile et de migrants (la plupart réfléchiraient avant de refuser).
• Elle répondrait aussi à la nécessité de remplacer une bonne part du budget national d’aide au développement par une aide directe aux personnes (villageois ruraux, activités informelles ne ville, etc.) susceptibles de contribuer au « vrai » développement parmi les  populations, et non plus de disparaître dans la corruption des « élites », potentats, dictateurs et bourreaux de leur propre pays.
• Elle répond à la demande de dignité de ces demandeurs d’asile et migrants. Respecter la dignité des migrants et celle des populations du pays d’accueil, c’est faire fonctionner une formule où les deux parties y trouvent leur compte  » donnant-donnant « ( » win-win « ).
S’il se créait une dynamique de vrai développement du pays, cela inciterait peut-être certains cadres supérieurs nationaux déjà exilés dans les pays riches à revenir « au pays » où ils pourraient trouver des opportunités conformes à leurs compétences.

Autres commentaires :

Il serait utile de procéder à une évaluation chiffrée et sérieuse du coût de ces procédures en comparaison des budgets consacrés
– à l’aide publique bilatérale au développement.
– au coût des personnels et procédures d’accueil, de logement de couverture médicale universelle pour des demandeurs d’asile qui attendent la réponse pendant 2 ans et autres coûts des réfugiés.

Les subventions publiques des pays de destination aux ONG spécialisées dans l’accueil et le suivi des réfugiés doivent être maintenues, voire développées, pour éviter le recrutement de nouveaux fonctionnaires, et maintenir un niveau global minimum d’efficacité.
Cela permettrait aux organisations humanitaires internationales de se consacrer strictement aux missions humanitaires irremplaçables sur place, dans les pays d’origine des migrants. Le développement économique à long terme ne trouvera de solutions que par des investissements sous de multiples formes, dont celle proposée ci-dessus.
Beaucoup d’organisations humanitaires qui se consacrent aussi au développement se heurtent régulièrement au refus des gouvernements de reprendre et poursuivre leurs activités (les ONG n’ont pas pour objectifs de se substituer indéfiniment aux Etats pour assurer les services publics de base), pour cause de – ou sous prétexte de – contraintes budgétaires exigées par les financeurs internationaux.

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Notes

   (1) Un réfugié est un migrant qui a fait une demande d’asile et qui a obtenu une réponse positive. Tous les arrivants sont des migrnts et certains demandent l’asile pour obtenir le statut de réfugiés. Cela correspond à des critères très précis et l’obtention du statut de réfugié entraîne automiatiquement des droits inaliénables (selon la loi du pays et /ou selon les conventions internationales)
(2) Frais de cours pour l’apprentissage de la langue par le pays d’accueil
(3) Engagement écrit, ce qui implique qu’en cas de crime ou délit qui justifie une privation de liberté, il-elle est au même régime que les nationaux
(4) Ils-elles ne « volent » donc pas emplois des nationaux du pays d’accueil.
(5) Le principe de rémunérer sans charges sociales est déjà en vigueur pour certaines catégories de nouveaux salariés, afin d’inciter les entreprises à embaucher.
(6) La loi fixera un pourcentage minimum : la négociation avec le-la réfugié-e portera sur un pourcentage éventuellement plus élevé.
(7) Exemple : épargne individuelle sur 5 ans = 12 000 euros – Complément du pays d’origine : 6 000 euros. Un capital de départ de 18 000 euros suffit, dans certains pays, pour initier une activité génératrice de revenus ou une micro-entreprise.
(8) Soumise à suivi et contrôle
(9) Cela contribuera à la diminution du nombre des jeunes migrants vers l’étranger
(10) Egalité des droits, avec possibilité d’engager une procédure de naturalisation.

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