Colonel Durieux : que pèserait Clausewitz à Kaboul ?

12.02.10

N’étant qu’un troufion de base dans la cohorte des innombrables vulgum pecus – non armés – qui n’entendent rien (ce qui s’appelle  « r-i-e-n ») à la chose militaire, l’Abrincate ne s’en réjouit que plus d’avoir compris  l’analyse parue dans « le Monde » du 29 janvier 2010, dans l’interview du Colonel Durieux, de retour de mission en Afghanistan, à propos des théories de Clausewitz, dont tout un chacun ne connaît qu’une seule phrase :  » La guerre n’est qu’une continuation de la politique par d’autres moyens », et pas grand chose d’autre…

Et donc, voici des extraits libres de l’ interview du Colonel Durieux :

(…) Quand je suis parti en Afghanistan il y a sept mois, je ne pensais pas pouvoir m’en servir : mais la pensée de Clausewitz m’a été utile.
Dans cette guerre, on cherche à résoudre un problème d’instabilité chronique. Les belligérants ne nouent pas de relations stratégiques avec le mouvement très éclaté des Talibans, qui ne forment pas un ennemi clairement identifié.
En revanche au niveau modeste qui était le mien, celui d’un commandant de bataillon, je suis entré dans une confrontation stratégique, c’est à dire dans l’utilisation de la force à des fins de politique locale, dans le schéma classique – dans le district placé sous ma responsabilité dans la région de Surobi à l’est de Kaboul, il s’agissait d’étendre l’influence du gouvernement afghan.

Le sous-gouverneur de Surobi et le colonel Durieux

Le colonel Durieux et le Sous-gouverneur de Surobi – source photo


 » J’ai eu affaire à des groupes d’insurgés dont je connaissais les chefs. J’ai défini, avec le sous-gouverneur de Surobi, des buts pour l’action militaire française. La formule de  » la continuation de la  politique par d’autres moyens » signifie aussi que, lorsqu’on combat des insurgés, on entre dans un dialogue politique. Les combats doivent en permanence laisser la porte ouverte à une solution politique. Ce peut être une sorte de paix des braves. :  » Si vous renoncez à la violence, nos pouvons ne pas vous poursuivre devant la justice afghane. » Cela a fonctionné. »
(…)

«  Nous pouvons adapter cette réflexion du XIX ème siècle, macroscopique, centrée sur les conflits entre Etats, à des microstructures politiques, à un niveau local. Pour analyser la guerre, Clausewitz affirmait qu’il fallait faire intervenir la trinité du militaire (le génie et la brutalité du chef), du politique (la rationalité) et de la société (les passions). Quand on explique que la population, dans un conflit tel que celui de l’Afghanistan, sera finalement un arbitre, on voit combien cette réflexion est actuelle. » (…)

 » Clausewitz distingue la guerre idéale, absolue, de la guerre réelle, limitée. La première va consister en une décharge de violence extrême, rapide, isolée de l’environnement politique.(…) Pour certains, la guerre nucléaire serait cette guerre.(…)
Les Américains cherchent toujours à se rapprocher  du modèle de la guerre idéale, considérant qu’elle doit être la plus rapide possible pour limiter la violence et obtenir la décision rapidement. C’est l’exemple de la première phase de la guerre d’Irak. Pendant cette phase où la politique est un peu mise de côté, l’autorité politique dit aux militaires :  » Fight and win the nation war », avec tous les moyens disponibles..
Inversement la tendance européenne, telle qu’elle s’est manifestée depuis la guerre du Golfe, ou dans les récentes opérations de maintien de la paix, est de consentir un engagement militaire assez long pour geler la situation, en limitant le niveau de violence employée, avec l’idée que l’action doit se dérouler sous contrôle politique permanent. On veut limiter la montée aux extrêmes, mais pour cela, on consent à des engagements militaires très longs. C’est ce qui s’est passé en Bosnie, où il a fallu quinze ans pour que la situation s’apaise. »

On se permettra – respectueusement – quelques réflexions  :

1 – Si l’arbitre d’un conflit est l’opinion publique, voilà une population afghane qui depuis 60 ans vit sans répit dans un conflit sanglant : d’abord les Anglais, puis les Russes, puis les Talibans, et à ce jour, les Américains et la coalition actuelle… Le peuple afghan mériterait, comme le peuple palestinien, le Prix Nobel de la Patience Historique…

2 – On a bien vu, en Irak, la différence entre le comportement de soldats américains à Bagdad et celui des britanniques à Bassorah, malgré quelques « bavures ». Les Européens ont parfaitement raison de se conduire strictement  selon le mandat politique reçu, et en se mettant au service d’une solution politique dès qu’elle se dégage, et prendre le temps qu’il faut pour que la décision tombe. Mais puisque l’auteur prend l’exemple de la Bosnie, on risquera une seule question : donner du temps au temps, est-ce au prix de laisser massacrer 7 000 hommes à Srebrenica ?

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Que dirait Voltaire aujourd’hui ?

11.02.10

Lu dans  » Le Monde des livres  » du 13.11.09 :

Voltaire à propos de l’affaire Calas
(un père torturé à mort … et à tort,
pour le meurtre de son fils) :

 » Il est de l’intérêt de tous les hommes
d’approfondir cette affaire qui est
le comble du plus horrible fanatisme.
C’est renoncer à l’humanité que de traiter
cette aventure avec indifférence. »

Et lorsqu’on demande à Jean-Marie Goulemot, historien :
Source photo

 » Ces textes de Voltaire sur l’affaire Calas vous paraissent-ils encore d’actualité ?  »

 »
(…) C’est parce que Sartre avait fait de Voltaire l’ancêtre de Zola que j’ai commencé à m’intéresser au XVIII ème siècle.(…)
Pendant la guerre d’Algérie, c’était très important pour les jeunes de ma génération de pouvoir montrer à ceux qui nous appelaient « l’anti-France« , qu’il y avait eu, dans ce pays, des hommes comme Voltaire, ayant eu le courage de s’élever contre la torture.
Voltaire, comme l’ensemble des philosophes des Lumières, fut d’abord pour nous un garant culturel de nos engagements.
(…)
Quand je vois qu’on profane des cimetières juifs ou musulmans,
qu’il y a des pays où on lapide des femmes pour adultère,
où on coupe la main des voleurs,
où on exécute des gens en place publique,
alors je pense à Voltaire, aux pages superbes du Traité sur la tolérance,
en me disant, avec la chair de poule,
qu’elles n’ont malheureusement rien perdu
de leur force ni de leur pertinence. »

Extraits libres duTraité sur la tolérance » de Voltaire :

 » On dirait qu’on a fait voeu de haïr ses frères,
car nous avons assez de religion pour haïr et persécuter,
et nous n’en avons pas assez pour aimer et pour secourir. »

SI L’INTOLÉRANCE EST DE DROIT NATUREL
ET DE DROIT HUMAIN

 Le droit naturel est celui que la nature indique à tous les hommes. Vous avez élevé votre enfant, il vous doit du respect comme à son père, de la reconnaissance comme à son bienfaiteur. Vous avez droit aux productions de la terre que vous avez cultivée par vos mains. Vous avez donné et reçu une promesse, elle doit être tenue.

Le droit humain ne peut être fondé en aucun cas que sur ce droit de nature; et le grand principe, le principe universel de l’un et de l’autre, est, dans toute la terre: « Ne fais pas ce que tu ne voudrais pas qu’on te fît. » Or on ne voit pas comment, suivant ce principe, un homme pourrait dire à un autre: « Crois ce que je crois, et ce que tu ne peux croire, ou tu périras. » C’est ce qu’on dit en Portugal, en Espagne, à Goa. « (…)

S’il était de droit humain de se conduire ainsi, il faudrait donc que le Japonais détestât le Chinois, qui aurait en exécration le Siamois; celui-ci poursuivrait les Gangarides, qui tomberaient sur les habitants de l’Indus; un Mogol arracherait le coeur au premier Malabare qu’il trouverait; le Malabare pourrait égorger le Persan, qui pourrait massacrer le Turc: et tous ensemble se jetteraient sur les chrétiens, qui se sont si longtemps dévorés les uns les autres.
Le droit de l’intolérance est donc absurde et barbare: c’est le droit des tigres, et il est bien horrible, car les tigres ne déchirent que pour manger, et nous nous sommes exterminés pour des paragraphes. »

Sommaire

Quand la lucidité perce chez les journalistes

25.11.09

Parfois certains articles
donnent le sentiment de résumer
une situation de manière lumineuse,
et le-la journaliste ne délaye
ni ne se force à remplir la page….

Exemples :

Extrait du « Nouvel Observateur » du 29.10.09 (p. 64) à propos de la situation au Pakistan :

(…)  » Rien n’est simple au Pakistan : il ne faut pas oublier le rôle trouble que continuent de jouer les services secrets d’Islamabad. Car la redoutable ISI, le service des renseignements pakistanais,, cherche toujours à infiltrer, parfois même à manipuler, la plupart des groupes fondamentalistes.

Même si, depuis le 11 septembre, ses liens avec les talibans afghans se sont distendus, l' »Etat profond » pakistanais continue de les considérer comme des alliés objectifs. Soit pour frapper l’Inde, qu’il estime être toujours son principal ennemi, soit pour contrôler indirectement l’Afghanistan, sorte d’arrière-cour stratégique. »(…)

 » Si bien que les services secrets pakistanais font en permanence le grand écart. Partagés entre l’obligation de donner satisfaction à Washington, qui exige des résultats réels dans la lutte contre les insurgés islamistes, et une volonté manifeste de préserver cette force de réserve qui leur a rendu tant de services. Un jeu dangereux qui commence à leur échapper. » (Signé : Sara Daniel)

Source photo

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Dans le même numéro du « Nouvel Observateur  » et à  la même page 64, un extrait d’un article sur le conflit Isarël-Palestine (signé Jean Lacouture), à propos du dernier ouvrage de Charles Enderlin (« L’aveuglement ») :

Dans cet ouvrage, l’auteur (…) « soutient, textes et témoignages à l’appui, que, pour mieux interdire toute solution politique, avec les replis territoriaux et symboliques qu’elle implique, des responsables israëliens ont instrumentalisé et privilégié l’extrêmisme religieux palestinien, le Hamas notamment. » (…)

 » Il met au jours des contacts, des manipulations du Shabak, du Mossad ou de tel haut gradé en poste à Gaza, par-dessus la tête de la plupart des responsables politiques. »(…)  » Il ne s’agit plus ici d’une synthèse historique, mais du dévoilement d’une stratégie visant à esquiver tout accomodement avec les plus responsables des Palestiniens. » (…)
 » L’émergence du personnage extravagant que fut le cheikh Ahmed Yassine, le grand infirme de Gaza qui inventa le Hamas et finit mitraillé par un hélicoptère de Tsahal(…) à côté d’un gouverneur israëlien, est le premier signe de la stratégie souterraine que révèle, de touche en touche, notre observateur. Voilà créé le monstre parfait qui va incarner, aux yeux d’Israël, le mouvement palestinien. »(…)

L’Orient compliqué s’éclaircit…

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Dans sa livraison hebdomadaire du 19 novembre 2009, l' »Hebdo » (Suisse) publie l’éditorial de Jacques Pilet, journaliste pro-européen qui sort du lot, intitulé  » En finir avec la tisane transatlantique« , où l’on peut lire ceci :

(…) « L’après-guerre, marqué par la reconnaissance due aux Alliés, la guerre froide marquée par la peur d’une invasion soviétique, sont d’un temps passé. Quant à la prétendue supériorité,  tant de fois ressassée, des principes économiques américains, elle n’était qu’une supercherie. Cette prospérité qui a tant fait rêver se basait sur un surendettement insensé, sur l’exploitation de ceux qui ont financé pendant des décennies une boulimie autodestructrice. »(…)

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Notes de lecture aérienne

17.10.09

Dans l’Airbus de la Royal Jordan Airlines (seule compagnie à avoir un rangée No 13 dans ses sièges-passagers ?), pendant les quatre heures de vol entre Zurich et Amman (Jordanie), lu ces quelques informations en vrac :

Dans  » le Monde  » du 15 10.09, dans l’article consacré au procès Clearstream, une citation extraite de la plaidoirie de Maître Comte, avocat des Editions Odile Jacob :

(…)  » Il y a dans cette affaire, une densité de haine comme j’en ai peu vue. De cette plongée dans les eaux glacées des services de l’Etat, on sort effaré. Je ne sais pas si nous avons devant nous les élites de la nation, mais si c’est le cas, on comprendra qu’il y a encore beaucoup de Bastille à prendre. »(…)
Dans « Le Figaro » du même jour, le président Sarkozy reconnaît avoir fait une boulette – qu’il regrette – pour avoir parlé des coupables dans ce procès qui n’est pas terminé. Soit. Passons.
Mais que tous les sbires et autres parasites politiques qui, devant le tollé, avaient couvert les radios et télés d’exégèses de la parole présidentielle, veuillent bien  porter un entonnoir à l’envers sur le crâne, à prochaine sortie du prochain Conseil des Ministres, et l’affaire sera complètement oubliée.

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Dans l’article du même numéro, à propos du dernier livre de Nicolas Baverez (« Après le déluge »  -Ed. Perrin), extrait de l’article signé Claire Guélaud :

(…) «  Le capitalisme présente les mêmes risques qu’à la veille de la crise, tout en ayant épuisé tous ses moyens de défense. »(…) C’est une rupture historique : elle clôt trente ans de néolibéralisme, marque la fin de la suprématie absolue exercée sur l’économie mondiale par les Etats-Unis depuis un siècle et ferme le cycle historique de la domination sans partage de l’Occident sur l’histoire du monde depuis la fin du XVI ème siècle. »(…)

Rien que cela :::!!!
C’est fou ce que la lucidité vient éclairer les cerveaux des experts économistes médiatisés face à la crise – et faut-il que celle-ci soit radicale…

Que répondait Mr Baverez à tous les altermondialistes et militants de toutes ONG possibles et imaginables qui tenaient ce même discours jusqu’à il y a encore 3 ou 4 ans ?

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Pendant les affaires, les affaires continuent…

1 – L’affaire Polanski : si la loi américaine prévoit l’imprescritibilité pour le viol des mineures, il n’y a rien de choquant à son arrestation. La loi est la même pour tous. Cela n’enlève rien au génie de l’artiste, s’il en a.
Sans être juriste confirmé, il n’est pas étonnant qu’une action judiciaire se poursuive même lorsque la victime a retiré sa plainte ou accordé son pardon, etc…
Seule question en suspens : pourquoi cette arrestation, aujourd’hui, en 2009, alors que Polanski venait régulièrement dans son chalet en Suisse depuis 15 ans ? Peut atteint-on ici le sommet  d’un ignominie qui n’aurait pas encore de nom…. Un accord américano-suisse dont le compromis sur les litiges économiques comprendrait l’arrestation dudit…

(Quand vous pensez que Radovan Karadzic, criminel de guerre serbe de Bosnie, aujourd’hui sous les verrous à la Haye, affirme que son impunité  définitive était garantie en échange de sa signature des accords de Dayton… On ne se plaindra pas de l’arrestation du bourreau de Sarajevo, ni ne fera d’amalgame outrancier avec Polanski : il s’agit seulement de dire qu’on apprend toujours… un jour ce qui a été effectivement négocié.)

2 – L’affaire Mitterrand Frédéric… Une simple remarque de bon sens : il ne faut pas se plaindre d’être victimes d’amalgames quand on confesse publiquement avoir eu des relations sexuelles avec  » des garçons « . C’est peut-être le jargon parmi les homosexuels, mais tout le monde ne fréquente pas ces dictionnaires-là.

3 – Le fils Sarkozy ? Relire la citation de Maître Comte au début de ce billet.

Quant aux choses sérieuses…

Le calvaire de la Guinée est interminable : cinquante ans d’indépendance, et deux dictateurs successifs, aussi sanguinaires, comme présidents.
Il faudra un jour inventer une procédure internationale de survie et de perfusion lorsqu’un pays se délite à ce point et de manière aussi durable.

Lu dans le « Nouvel Observateur » du15-21.10 une interview de Mme Dambisa Moyo, économiste zambienne.
Extraits :
(…) » Si l’Europe et l’Amérique du Nord continuent d’aider l’Afrique, c’est parce que cela leur coûte moins cher que d’ouvrir leurs marchés aux produits du tiers-monde. S’ils le faisaient, une partie des fermiers européens se retrouveraient au chômage. « (…)

Une remarque d’un autre ordre, entendue ici ou là : il serait question de  faire poursuivre le « caporal-chef  » Dadis Camara par la Cour Pénale Internationale(CPI), pour le massacre qui s’est déroulé au stade de Conakry. C’est au procureur du CPI d’en juger. Mais certains regrettent qu’une fois de plus, les poursuites de la CPI concernent un pays africain. Il faut rappeler ici que si les quatre poursuites juriciaires en cours à la CPI  concernent un pays africain,  trois des quatre procédures (à l’exception de celle contre le président soudanais El-Béchir) ont été lancées à la demande et sur plainte de gouvernements africains.

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Il reste que la question est toujours posée, lancinante et sans réponse : pourquoi  tout le système des droits de l’homme et les procédures judiciaires internationales ne concernent-ils jamais les droits de Palestiniens ?

Rencontré ce jour une psychologue jordanienne(d’origine palestinienne) :  » Mon père a toujours dans sa poche, depuis 1948, la clé de notre maison à Haifa… Les droits de l’homme c’est pour le monde entier, sauf pour les Palestiniens. Après tout, le génocide des juifs, c’est vous les Européens qui l’avez fait… Pourquoi, nous les Palestiniens, devons supporter les conséquences de votre mauvaise conscience vis à vis du peuple juif ?Alors débrouillez-vous pour régler le problème, mais pas sur notre dos, pour l’éternité… »

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Il paraît qu’une des règle d’or d’un blog
est de ne jamais traiter plusieurs sujets dans le même billet.
 » Caramba, encore raté... »
Mais il est difficile de passer quatre heures d’avion
sur un seul et même sujet.


Petite fugue à Varsovie

6.10.09

D’une demi-journée de course contre la montre à l’occasion d’un congrès à Varsovie,
ces quelques flashes volés au hasard

pologne poznan lignitz dresden 058

A droite, l’architecture-symbole du réalisme socialiste  des années 1950 (Palais de la Culture)
A gauche, l’architecture-symbole du réalisme libéral des années 2000-symbole.

Lequel des deux bâtiments, dans cinquante ans,
sera le plus visité, à titre de témoin de son époque ?

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Le Monument au Petit Insurgé du Ghetto de Varsovie en 1944,
inauguré en octobre 1883.
Un peu en retrait des principales voies d’accès
du vieux quartier de Varsovie,
cette statue très émouvante rappelle la mobilisation
des jeunes scouts de l’époque qui ont participé
au soulèvement contre les nazis.

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pologne poznan lignitz dresden 109Sur la vitrine d’une boutique de design,
dans le quartier chic de la rue Nowy Swiat,
le commerçant semble avoir parfaitement compris et assimilé
les deux valeurs de base du monde contemporain :
 » EGO & ECO« .

Tout est dit, n’est-ce pas ?

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pologne poznan lignitz dresden 077Il n’est pas fréquent de voir, devant le SOFITEL de Varsovie,
l’annonce d’une réunion internationale de l’OSCE
(Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe)
sur un panneau qui mentionne le programme :
 » Réunion de mise en oeuvre de la dimension humaine ».

De deux choses l’une :
– ou bien le sujet est sérieux et les diplomates méritent nos encouragements;
– ou bien l’OSCE ne sert plus à grand-chose depuis la fin de la guerre froide
et ils ont le temps de s’occuper de la « dimension humaine »  de l’air du temps.

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pologne poznan lignitz dresden 086A l’occasion du 70 ème anniversaire
du Pacte germano-soviétique d’août 1939,
une exposition ressort les caricatures d’archives
des journaux polonais de l’époque.

Sans oublier la propagande :

pologne poznan lignitz dresden 149A contempler ce baiser du soldat nazi et de l’ouvrier soviétique,
on pense à Raymond Aron qui disait :

« Le nazisme signifie :
quand l’homme veut imiter le loup, il peut faire pire.
Le communisme signifie :
qui veut faire l’ange fait la bête. »

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Trois photos prises au Musée de l’Insurrection de Varsovie
(qui ouvre ses portes le matin dès huit heures,
en raison du nombre de groupes de scolaires
qui défilent sans interruption toute la journée)

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pologne poznan lignitz dresden 112A l’entrée du Musée
vous pouvez écouter les témoignages par téléphone…

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La vieille ville : une splendeur.
La cicatrice est parfaite, mais les blessures suintent, rien qu’en se souvenant qu’à cet endroit, l’Insurrection qui n’a duré que quelques semaines, a été écrasée, tandis qu’à quelques centaines de mètres, de l’autre côté de la Vistule, l’Armée Rouge n’est pas intervenue en laissant « sciemment » les nazis « faire le sale boulot », pour venir ensuite investir les ruines fumantes…



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